‹ La race sémitiqueChapitre 190 sur 246 · Bigaudet, Notices sur lesPhongies · texte numérisé non relu

Bigaudet, Notices sur lesPhongies

5. Les Pharisiens, en Judée, croyaient ainsi que le& Brahmanes et les Boudhistes à la métempsycose. Ils avaient évidemment puisé cette doctrine en Egypte ; aussi bien c[u'eux, ils croyaient^ rimmortalilé de l'âme. Les Essénicns croyaient à IMmmortalilé de Tâmc et à un Dieu créateur. Les Saducéens ne croyaient pas en l'immortalité de l'âme. Les fisséniens avaient des couvents comme les Brahmanes et les Boudhistes.

lin crime qui, poiir eux, n'enlrainait aucun châtiment corporel, mais seulement une pénitence et quelques austérités.

S'emparant de quelques bribes de la loi juive apportée par Bacchus avec le torrent des infamies égyptiennes « il s'en servit pour essayer d'arracher ses contemporains aux désordres de son temps. Malheureusement l'orgueil l'aveugla, et, souvenir encore de la Bible, il naquit au pied de l'arbre de la science, ou plutôt cet arbre sortit de terre à l'instant même de sa naissance ^ . Aussi , Phralaong fut-il proclamé Boudha au pied même de cet arbre alors qu'à l'aide de la science il avait anéanti toutes ses passions, tous ses désirs, toutes ses sensations.

« Phralaong se dit alors : « La connaissance des quatre grandes vérités est la vraie lumière capable de dissiper rignorance et de procurer la science réelle au moyen de laquelle on pourra parfaitement s'arracher au tourbillon des existences ou à Tétat d'illusion. »

Ces quatre vérités sont : 1^ les misères de l'existence; 2^ la cause productive de la misère, qui est le désir sans cesse renouvelé de se satisfaire, sans qu'on puisse jamais y parvenir ; 3<^ la destruction de ce désir ou le moyen de s'y soustraire soi-même ; ce qui est une afiEaiire importante digne de la plus sérieuse attention ; 4o le moyen d'obtenir l'annihilation individuelle de ce désù*. lequel n'est fourni que par les quatre Meggas, ou grands chemins menant à la perfection ^

Et le résultat final de cette science qui devait arracher le genre humain à cette désolante transmigration et à ses dieux ridicules, fut l'anéantissement final : la terrible sentence de laOenèse:

a De lignoautem scientiœboni et malinecomedas» in quocumque enim die comederis ex eo, morte morieris ^ I »

1 i Légende de Gaudama, ch. II; tous les Boudhas devaient naître aU pied de cet arbre,

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