‹ La race sémitiqueChapitre 191 sur 246 · Légende de Gaudama, ch. Y · texte numérisé non relu

Légende de Gaudama, ch. Y

3. Genèse, ch. II, 17. Confucius, persuadé de cette grande vérité, dit avec beaucoup de sagesse: « Recommendez au peuple robser"vation des lois et non Félude des sciences, » 18

Mais si Boudha poussa jusqu'à rexagéraliou quelquesuns des préceptes de Manou, il se sépara courageusemenl de quelques-unes de ses plus terribles lois : il proclama l'égalité devant la science ; il admit dans ses couvents de savants tous les Indiens, qu'ils fussent Brahmanes, Kchatriyas, Vaisyas, Soudras ou même Dasyous, qu'ils fussent blancs, jaunes ou noirs \ lui-même était jaune* et conséquemment Dasyou, fils, soit d*un Brahmane, soit d'un Kchatriya et d'une négresse.

Il affirma que tous ceux qui avaient franchi la mer des passions et dont la science avait su dominer tous les sens, étaient véritablement Arias ^ Ainsi, il ne dédaigna pas d'admettre dans ses rangs une troupe de comédiens :

« Un jour, on annonça qu'Ouggasena jouerait à l'extrémité d'un mât de GO coudées de hauteur. Une foule immense de citoyens s'empressa d'aller voir la représentation. Les divertissements ne faisaient que commencer quand Boudha vint à passer avec quelques disciples. Il envoya Maukalan en avant pour. prêcher Ouggasena. Bientôt il vint en pereonne et convertit le jongleur, qui descendit aussitôt de son mât, se prosterna devant Boudha et demanda à être admis comme membre de l'assemblée. Après d'autres instructions, il obtint la science de Rahanda. Sa femme et toute sa troupe se convertirent également *. »

Mais s'il proclama l'égalité des citoyens des quatre classes et des Dasyous, il n'alla pas jusqu'à abolir l'esclavage, c'est fâcheux pour sa gloire. En effet le roi de Radjazio fit cadeau de huit esclaves à Thoumana pour le récompenser de sa libéralité envers Boudha et le réformateur ne s'éleva pas contre ce procédé *.

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