M. Fontane, les Iraniens, ch. VIII
2. Cet écrivain est si peu sérieux qu'après avoir nié Texistencc de celte loi, comme une calomnie et l'œuvre de faussaires, il reconnaît lui-même qu'en Egypte les mariages se faisaient entre proches parents. Les Egyptes, Si. XVIII.
3. Journal des Débats, 22 janvier 1882. — Diodore, 1. 1, s. I, XIV. — M. Fontane, les Egjrptes, ch. XXV.
Voulez -vous avoir un spécimen de la force du raisonnement des libres-penseurs ? lisez cesi :
« Le lendemain M. La Perre de Roo, envoyé par un docteur qui ne croit pas aux conséquences fâcheuses des alliances entre proches parents, dans une maizon de sourds-muets pour y étudier la question ! alla frapper à la porte de l'institut des sourds-muets de Bruges : sur une cinquantaine d'infirmes que le directeur s'empressa d'interroger, pas un seul ne savait être issu de cousins ger^ mains ou de proches parents. » [Jules Soury, les mariages consanguins, revue nouvelle, Ï.*) juillet 1882.) Et ces gt*nslà se disent intelligents; ils prétendent avoir seuls le monopole du bon sens t et ils nous trai-
ZOROASTBE 221
Les habitants de l'Ile dlerné, croient bien faire « en ayant publiquement commerce avec toute espèce de femmes, voire avec leurs mères et leurs sœurs \ »
tent de eens attardés, quand nous ne'sommes pas des crétins, des idiots. Mais Monsieur, en ce qui concerne les enfants sourds-muets issus de mariages entre cousins germains, il n'y avaitguère de chance d'en trouver ; ces sortes de mariages ne pouvant s'effectuer sans une dispense de l'autorité religieuse^ quant à C6ux issus de plus proches parents, frères et sœurs, pères et filles, mères et fils, il ne pouvait pas y en avoir un seul, quand votre ami aurait questionné un million a'enfants, cela eut été aussi impossible que de prendre la lune avec les dents, et le docteur dont vous parlez, ou n'a jamais existé, ce qui est tout à fait probable, ou s'est -moqué de votre ami, ou était un imbécile, choisissez! — Votre raisonnement ne prouve' donc absolument rien : mais en voici un donné plus loin par vousmême qui démontre admirablement le contraire de ce que vous voulez établir : c 11 y a quelques mois, M. de Quatrefages signalait un cas remarquable de polydactylie dans l'espèce galline :
« Un coq à deux pouces donna naissance à toute une variété de poules et de coqs polydactylcs. La variété s'est répandue et, dans le pays, on ne rencontre plus que des poules à doigts surnuméraires. »
Ainsi voilà un fait reconnu par vous-même ; l'hérédité existe : cela nous suffit : si donc vous prenez une femme bossue, n'étant pas bossu, vous aurez chance à ce que vos enfants soient bossus ; mais si vous prenez une femme bossue étant bossu vous-même, vous aurez double chance d'avoir des rejetons peu droits — cela est incontestable : donc si votre père était bossu et que vous épousiez votre sœur, vous unissez ensemble deux êtres qui, en vertu de l'hérédité, ont des tendances a avoir des descendants mal bâtis et si vous continuez ainsi pour les mariages de vos enfants, en les unissant ensemble, vous finirez par avoir une lignée de Gibbeux ; cela pourra être original, et parfait selon la libre pensée ; mais les hommes do bon sens, repousseront toujours ce moyen barroque de faire des races nouvelles. Ah, parbleu, si les hommes étaient immortels, qu'ils n'aient aucun principe morbide en eux, il n'y aurait aucun inconvénient à ne pas mélanger les races ; mais malheureusement nous n'en sommes pas là : et si les unions entre proches parents chez les animaux sont peu dangereuses, cela se comprend : c'est qu'ils ont moins de maladies que nous, toutefois les cultivateurs et les éleveurs, persuadés de la vertu de la sélection et des croisements, mélangent les races avec intelligence. Monsieur Soury, ne sachant comment expliquer la nécessité de la loi qui défend chez tous les peuples chrétiens les mariages entre proches parents, écrit :
« Appuyé sur l'autorité des lois civiles et religieuses, qui prohi-