Elien. 1. IV, ch, I
228 LA. HACB SEMITIQUE
proye aux animaux de la forêt. Ils brûlent ensuite tout ce qui le couvroit en Thonneur des Génies du lieu, et terminent toute la cérémonie par un grand festin qu'ils donnent à leurs amis \ »
Mais il y a mieux, cette coutume existait déjà du temps d'Hérodote : « Ils prétendent qu'on n'enterre point le corps d'un Perse qu'il n'ait été auparavant déchiré par un oiseau ou par un chien *. »
C'est évidemment entre le règne de Cambyse et Hérodote, c'est-à-dire entre 522 et 456 avant l'ère vulgaire que Zoroastre a vécu : au reste, un autre passage du même historien confirme notre démonstration et prouve que c'est du temps de Darius que ce législateur existait; que le lecteur en juge :
a Un jour Darius, ayant appelé près de lui des grecs soumis à sa domination, leur demanda pour quelle somme ils pourraient se1?ésoudre à se nourrir des corps de leurs pères \ Tous répondirent qu'ils ne le feraient jamais, quelque argent qu'on pût leur donner. Il Gt venir ensuite les Calaties, peuple des Indes, qui mangent leurs pères*; il leur demanda eu présence des grecs, à qui un interprète expliquait tout ce qui se disait de part et d'autre, quelle somme d'argent pourrait les en gager à brûler leurs pères après leur mort. Les Indiens se récriant à celte question, le prièrent de ne leur pas tenir un langage aussi odieux : tant la coutume a de force'. »
Ce passage, aussi bien que le précédent, est excessivement remarquable parce qu'il établit, sans conteste que du temps de Darius et d'Hérodote, il y avait déjà
1. Diodore, 1. XVII, 571. Ce passage, ainsi que plusieurs aulres, prouve que M. de Harlez s'est trompé imand il a dit que cet usage n'existait du temps d'Alexandre qu en JBactriane. Avesta, introduction, p. XVII.