‹ La race sémitiqueChapitre 218 sur 246 · Vendidad Fargard, VIL · texte numérisé non relu

Vendidad Fargard, VIL

zôroàstre 239

un chef de dix communes, un chef de vingt, un chef de cent, un chef de mille *. »

Ces lois étaient, dans le principe, empruntées aux lois mosaïques :

<K Et choisis-toi d'entre tout le peuple des hommes vertueux, craignant Dieu, des honmies véritables, haïssant le gain déshonnête, et établis sur eux des chefs de milliers, des chefs de centaines et des chefs de dizaines *. »

Zoroastre ne sut pas non plus s'affranchir du culte des chiens ; cet animal était honoré dans une certaine mesure, chez les Ârias ; il était défendu de le tuer, et la peine du meurtrier était la même que pour celui d*un Soùdra ' :. ce qui était certainement très flatteur pour la quatrième classe de la société arienne. Cette peine était le seizième de celle qui frappait le meurtrier d'un noble Brahmane, d'où il faut en conclure qu'un Brahmane valait 16 chiens ; c'était beaucoup ! Il est vrai q^ue dans un autre passage, le code de Manou semble joliment rabattre la valeur des chiens :

a II doit verser à terre, peu à peu, la part de nourriture destinée aux chiens, aux hommes dégradés, aux nourrisseurs de chiens, à ceux qui sont attac[ués de Téléphantiasis ou de la consomption pulmonaire, aux corneilles et aux vers *. »

Le ver étant mis sur le même pied que le chien, — le Brahmane équivaudrait à 46 vers, c'est encore beaucoup plus qu'il ne valait, mais c'est un peu plus raisonnable ; je connais certains savants qui, de nos jours, font tout leur possible, suent sang et eau pour convaincre le public qu'ils ne valent pas tant ; qu ils s'évitent une si grande peine ; il y a longtemps que le lecteur de leurs beaux ouvrages est de leur avis.

Page 1