‹ La race sémitiqueChapitre 223 sur 246 · De Harlez, Avesta, introduction, page GXXVI · texte numérisé non relu

De Harlez, Avesta, introduction, page GXXVI

3 . Plutarque sur Iris et Osiris, 46. Nous avons démontré dans le Droit divin de la démocratie l'erreur de cette doctrine. Le mal, nous ne cesserons de le redire, en lui-même n'existe pas, il n*est ^ue le résultat de la désobéissance à la volonté de Dieu et l'infraction à ses lois : Conséquemment la conception d'un Dieu rival est une folie, que des hommes aveuglés par les ténèbres du paganisme, pouvaient seuls concevoir. Une aoctnne à peu près semblable existait en Chaldée (Plutarque sur Isis et Osiris, 48). Les prêtres de ce pays croyaient qu'il y avait dans les planètes deux dieux bienfaisants, deux dieux malfaisants et trois intermédiaires, participant de la nature des uns et des autres. Au fond, cette doctrine vcoail d'Egypte oh Osiris était le dieu du bien et Typhon le dieu du mal ; de sorte qu'il est possible que Zoroastre l'ait empruntée aux pri-

esprit. (Dictionnaire de la langue Crise, par le P. Albert Lacombe) .

4 . Peut-être Zoroastre a-t-il emprunté son mauvais génie comme

nous l'avons dit plus haut, au Typhon égyptien qui représentait

tout ce qu'il y a ae mauvais et qu'Osiris (Bacchus) avait terrassé ;

Iiarticulièrement la mer (Typhon; qui sans cesse tendait à envahir e Delta et que le Nil (Osiris) avait vaincue et repoussée. (Plutarque. sur Isis et Osiris, de 36 à 44). Le Typhon est encore, en Asie, la tempête dans ce qu'elle a de plus épouvantable.

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d'indignation le réformateur, il devait être en plein territoire Ariaque. Là où était la montagne sacrée des descendants des col ons Cretois. Il n'y a que les fureurs civiles qui puissent atteindre à un tel degré de passion. Ce n'est qu'au milieu du brasier, que le plomb bout et s'extravase en laves ardentes : c'est ce qu'établit, sans qu'il soit possible de le contester, ainsi que nous l'avons déjà dit, ce passage de l'Avesta :

a J'ai créé le cinquième des lieux, des séjours excellents, moi qui suis Ahura- Mazda ;

« Niça, située entre Moûru et Bâkdhi * . »

Il n'y a aucun doute que l'Airyana, et l'Arianie ne faisaient qu'un seul et môme pays, un nom étant la corruption de l'autre; et Niça est la Nysa de Bacchus, Moûru le mont Méros comme Bâkdhi n'est autre que la ville de Bactres.

Tout ceci est confirmé par ces deux paragraphes du Khorda Avesta :

a Le premier Yazata céleste qui s'avance au-dessus du Hara, marchant devant le soleil immortel, aux coursiers rapides ; qui, le premier paré de l'éclat de l'or, atteint les sommets brillants d'où il embrasse, favorisant les êtres, tout le sol Aryaque,

a (Ce sol) où les chefs valeureux dirigent ou mettent en ordre de nombreuses troupes, où de hautes montagnes, abondant en pâturages et en eaux, produisent les choses qui servent à l'entretien du bétail, où subsistent: les lacs profonds, aux eaux vastes ; où des eaux navigables> au large cours, se précipitent à grand flot vers Iskata et Pouruta, vers Moûru, Haraeva, Gau, Çngdha et Quâirizâo * . »

L'Airyana, comme l'Arianie ou l'Aryanie, était donc situé à cheval sur le Caucase, de Bactres à 1* Indus, en passant par Nysa ou Niça et le Méros ou Moûru. Par

1. Vendidad, Fargard, I, 18, 25 et 26. Moûru était considéré comme un lieu saint.

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