Scène, tente
Enos, année.
Therd, chauffer.
Tanaïros, ténare.
Thura, porte.
Thanalos, mort.
Ibèr, sorte de cresson ; rilëbrc.
i . C'est de ce mot qu'est venu le nom des villes, Kburovices (Evreux), Ehurodune (Embrun), Eburohrige, chez les Ceiiei ; Etu* rohritiBj Ebora, Ebure^ en Ibérie ; Eboracum en Bretagne (Angleterre) ; Eburodune (Olmutz) sur la Moraw^a ; Ebure^ près a» la Yislule, et celui d'Eburonei^ peuple de la Belgique.
2. Encore un mot dont l'origine est donné par Hérodote t • Noms que nous avons appris des Phéniciens, » dit-il. L. III, CXI.
3 . C'est de ce mot qu'est venu le nom des rivières de VHà^C en
DÉRIVÉS DB l'hébreu 267
Nous n^avons pas à répéter ici que nous ne donnons ces étymologies, dans ce tableau et dans les suivants, que pour exemples, car il est iacontestable que toute la langue grecque, sauf quelques mots empruntés aux autochtones, vient pour la majeure partie cte Thébreu et pour le reste, de TEgyptien hiéroglyphique, hiératique ou démotique \
Les ancêtres des Grecs, ayant été plus que les autres Israélites mêlés avec les riverains du Nil, il est certain qu'ils ont dû emprunter au langage populaire plus d'une expression.
Nous citerons entré autres : Bebaion^ forteresse, qui vient de Bebofty obstacle ; Kiki, ricin, issu comme nous l'avons vu de Kiki, huile ; Iris, arc-en-ciel, d'Iris^ prunelle ; Pur, feu, dérivé de Pour^ Baar, en hébreu, ou plutôt de Piromis, prêtre, en Egyptien, (Pour, OmaA) homme pur, bon, vertueux (Hérodote, L II, CXLIII), d'où le nom de PuramiSf pyramide, donné par les Grecs et peut-être parles Egyptiens à leur tombeau. Theos vient de Thoth, qui a aussi produit le Taaulh assyrien, le Taaut phénicien et le Theoth mexicain.
Èmuchâf abattre, est issu de Smu, renversement.
Tuphdn, ouragan, est dérivé de Typhon j le gonflé ; il était représenté par un hippopotame surmonté d'un épervier.
Nemô, partager, Nima, portion, Nenemènaï, donner, viennent de Nemanoun^ nourrice ; Uios, fils, de Hyios, fils ; Udôr, eau, de Uydor, eau, Hyscûi^ pleuvoir ; d'où le surnom de Bacchus Hyès, souverain de la puissance humide.
Kopiô, blesser, est dérivé de Coptein, priver ; Sairô^ balayer, de Saireeîn, embellir; Methièmi, causer, de
Thrace^ de V Ibère et de Vlher de l'Ibérie, comme de 176ère de l'Ibérie du Caucase, ainsi que le nom de ces deux provinces.
1 , Au reste, il est probable que les Hébreux eux-mêmes avaieLt emprunté la majeure partie de leur langue à ces différents dialectes. Il est à croire que si ChampoUion avait compris l'hébreu, il n'aurait pas eu tant de difficultés qu'il en a eu à déchiffrer les hiéroglyphes.