Strabon, 1. IX
LISS PHÉNICIENS 79
à la netteté du corps ^ . » Nous en verrons bien d'autres chez les Arias.
Les phéniciens ont naturellement importé avec eux la métempsychose que nous retrouvons jusque parmi les Celtes, aussi bien que Tamour des jeunes garçons * .
« On croit aussi que ce sont les phéniciens qui ont introduit chez les habitants des tles Baléares Tusage des tuniques à large bordure de pourpre ' . »
Gomme les jeunes Spartiates qui allaient à la chasse aux Ilotes^, les jeunes Ibères qui « se trouvent de la force et du courage. . . s'assemblent sur des montagnes escarpées : formant ensuite de nombreux corps de troupes, ils parcourent toute- Tlbérie, et s'enrichissent par leurs vols et leurs rapines * . »
Ce fut les phéniciens qui enseignèrent aux Ibères la valeur de l'argent qu'ils ignoraient autrefois :
Un incendie formidable ayant embrasé les Pyrénées * , « des ruisseaux d'un argent rafiné et dégagé de la matière qui ]e renfermait, coulèrent sur cette terre. Les naturels du pays en ignoraient alors Vusage^ et les phéniciens qui en connaissaient le prix leur donnèrent en échange d'autres marchandises de peu de valeur. Transportant ensuite cet argent dans l'Asie, dans la Grèce, et en d'autres endroits, ils en retirèrent des profits immenses. Leur avidité pour ce métal fit qu'en ayant amassé plus qu'ils n'en pouvaient charger sur leurs vaisseaux, ils s'avisèrent d'ôter tout le plomp qui
1 . Diodore, 1. V, XXII. — Hérodote, 1. IV. CLXXXVII. — Diodore, 1. 1. S. II. XI. — Strabon, 1. III, 16. — Au fond, c'était sale, mais pas maladroit, Turine renferme de l'ammoniaque qui dé' graisse, c'est encore par elle que l'on traite les laines aujourd'hui.