Strabon, 1. III, ch. V, I
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ture ^ et ils étaient devenus si adroits dans le lancement des pierres que lorsque plus tard Metellus à latôte de 3000 colons voulut prendre ces lies, il dût faire « Tendre des peaux au dessus du pont de chaque navire pour que les nommes soient abrités contre les projecUles des frondeurs gymnésiens*. »
Les Phéniciens répandirent naturellement dans la Geltibérie le nom de Jéovah, I A, çu^un savant a reconnu jusque dans le wy des vieux druides et d'où il fait venir le mot Ouy et notre oui affirmatif : seulement méconnaissant rhistoire, comme la plupart des savants, il fait dériver toutes les langues, même l'hébreu et le sanscrit du vieux gaulois : Terreur est trop manifeste, pour qu'elle mérite ime réfutation : avec ce système-là on va loin, ainsi prenant le mot morinien Mo(m qui signifie lune, il en lait une racine d'où seraient venuesies exprès* sions mois^ mensuel, moond, cours lunaire « Semaine ovl sepmonie vient de sevmaene, sept jours lunaires ou division par quart de lune '. » Si l'auteur, qui dit cela, avait connu rhistoire, il aurait su que les Phéniciens, autrement dit une portion des Hébreux, avaient avec eux importé naturellement leur langue dans la Celtibérie et que moon, maene, moond viennent de l'hébreu mene^ calcul, meni^ luMy lesquels ont produit le miné grec, lune et les masj ména^ lune, sanscrits : et le mot semaine ^ sepmaine, vient de l'hébreu sheba mini sept divisions.
Une des colonies principales des Phéniciens, bien qu'ils ne la gardèrent pas longtemps en propre, puisque les Dorions, sous la conduite de Teutamus, qui plus tard devint vraisemblablement le Teutatès des Gaulois et des Celtes, vinrent se mêler à eux, fut l'ile de Crète: Europe, fille d'Âgénor et sœur de Gadmus, ayant quitté