‹ La race slaveChapitre 8 sur 43 · I. Dans l'Energie française, numéro du 29 février. ^ IX · texte numérisé non relu

I. Dans l'Energie française, numéro du 29 février. ^ IX

PREFACE

gíc\ réminent professeur de TUniversité de Vienne. Probablement à l'instigation de ce savant distingué, elle demanda à M. Niederle d'écrire pour cette collection un volume sur la race slave. Ce volume rédigé en langue russe et accompagné d\me fort belle carte a paru à Saint-Pétersbourg en 1909. Mais une édition académique est toujours une publication officielle. On ne peut pas tout dire ; on est tenu à certaines réserves diplomatiques.

Aussi, peu de temps après cette édition, M. Niederle en a donné une autre à Prague dans sa langue maternelle, le tchèque, et c"est sur ce texte qu'est établie ma traduction. Elle a bénéficié de quelques additions ou rectifications que l'auteur a bien voulu m'adresser. Ma version est aussi exacte que possible ; seulement je dois prévenir le lecteur que j'ai parfois supprimé certains noms de localités qu'il ne trouverait pas sur nos cartes françaises, abrégé certaines nomenclatures qui risquaient de sembler fastidieuses, simplifié la bibliographie.

Le livre de M. Niederle vient à propos au moment où les problèmes que soulève la race

i.Voir suT^A.JsigicmonTíTticlean Journal des Savants. (Année 1908.)

PREFACE

slave sont plus que jamais à Tordre du jour. Ces problèmes demandent avant tout à être éclairés par la saine lumière de la statistique. Si, par exemple, nous avons en France commis tant et de si lourdes erreurs, et qui nous ont coûté si cher, à propos de la Pologne, c'est que nous ignorions le rapport exact du chiffre des Polonais au chiffre total de leurs adversaires. Le 20 avril 1840, Cousin, ministre de rinstruction publique, présentait à la Chambre des députés Texposé des motifs d'un projet de loi concernant la fondation de la chaire de langue et de littérature slave au Collège de France. Ce document déclarait naïvement que le plus parlé de tous les dialectes slaves était le polonais — ce qui voulait dire évidemment que les Polonais étaient plus nombreux que les Russes. Si nous avions eu connaissance de la proportion réelle des deux nations nous aurions peut-être épargné aux Polonais et à nous-mêmes de cruelles épreuves et d'amères désillusions. Le même rapport réduisait à deux millions le nombre des Slaves de Turquie et cette réduction rendait absolument incompréhensible à nos législateurs et ànospublicistes les problèmes qui s'agitaient dans la Péninsule balkanique. J'ai dit ailleurs quelles inepties s'accumulaient dans certains ouvrages d'émigrés polonais que des publi-

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