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II. — Doses fractionnées : Méthode de CHAOUTL

Si la méthode de la dose unique de VAN DER PLAATS rapproche de la diathermo-coagulation, la méthode du fractionnement de la dose (technique de CHAOUL a voulu se rapprocher de l’action du radium.

Cet étalement de la dose, nous l’avons indiqué, a pour but d'augmenter encore la différence de sensibilité entre les tissus normaux et anormaux ; les cellules anormales ayant d’une part, plus de chance d’être surprises au moment de leur plus grande vulnérabilité aux rayons et d'autre part leur restauration étant moins rapide.

Ce fractionnement peut se faire de 2 ei -

10) — Ja répétition chronologique est fixée avant le traitement a) Dose quotidiennes égales. — En général CHAoUL

pour chaque cas détermine un plan d'irradiation : plan d’irradiation qui est basé sur les expériences antérieures. Par exemple, à un cancer ulcérant de la face il donne 600 r par jour pendant 10 jours. I/échelonnement se fait sur 10 jours et les doses sont identiques.

b) Doses lentement décroissantes. — Cette technique de FRANCFORT où de HOLFELDER utilise au début de fortes doses d'attaque pour atteindre efficacement la tumeur et empêcher l’accoutumance aux rayons ; mais pour profiter des avantages de l'allongement du traitement, less doses partielles sont dimi-

tuellement

nuées ou les intervalles sont augmentés. En radiothérapie profonde, les auteurs multiplient les champs, ce qui est rarement possible en radiothérapie de contact, en dehors du néoplasme des lèvres, et utilisent la compression, chose inutile pour les lésions superficielles.

Voici 3 exemples de cette technique pour un cancroïde de la peau :

Jours Doses partielles en r (mesurées dans l'air)

20) — La répartition chronologique est précisée en cours

de traitement suivant la réponse de la tumeur.

BODE présente une technique basée sur une réponse immédiate de la tumeur. Une dose quotidienne de 500 r est donnée à la surface du néoplasme jusqu’à ce qu’une réaction érosive apparaisse, et le traitement est interrompu seulement quand la tumeur montre une tendance nette à reculer. Au contraire, dès que la réaction cancéricide diminue, le traite-

ment est continué jusqu'à complète disparition.

CONCLUSION

I1 nous est difficile de donner une opinion définitive snr ces différentes posologies puisque notre expérience n'est pas suffisante. Cependant, voici quelle est rotre conduite ac-

a) — Pour une tumeur superficielle de petit volume

dont un seul champ plus petit que 2 em. de diamètre suffit à couvrir l'étendue et dont la profondeur appréciée ne dépasse pas un centimètre dans une région où l’irradiation des tissus sus et sous-jacents ne présente pas de dangers, alors nous utilisons une dose unique massive calculée comme nous l’avons indiqué. Cette dose unique ayant de nombreux avantages et pratiquement aucun inconvénient dans ces conditions.

Nous verrons plus loin comment l’association de Îa radiothérapie de contact à d’autres moyens thérapeutiques permet encore l'emploi de la dose unique, même pour des volumes importants

b) — Au contraire, pour une tumeur de volume trop important, soit parce que l'étendue exigera plusieurs champs avec risques de superpositions, soit parce que la profondeur dépassant le centimètre est mal appréciée, l’utilisation du fractionnement de la dose permet un traitement plus souple qui peut se modifier pour mieux s'adapter.

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