‹ La Radiothérapie de ContactChapitre 50 sur 59 · C) RÉACTIONS CUTANÉES HYPERPLASIQUES BÉNIGNES · texte numérisé non relu

C) RÉACTIONS CUTANÉES HYPERPLASIQUES BÉNIGNES

a) Le cor n’a pas évidemment la gravité des lésions que nous venons d'étudier, mais pour le malade il n’y a pas de petite maladie ; il doit en être ainsi pour le médecin. La multiplicité des moyens, plus où moins commerciaux et l'expérience montrent que le traitement efficace du cor au pied n’est pas encore au point. LECENE et MOULONGUET écrivaient en 1937 : « Actuellement encore nous ne savons pas guérir le cor, lésion cependant très pénible et combien fréquente ». Les quelques auteurs, FLOOD en particulier, sont par contre d’accord pour dire que la radiothérapie de contact est le moyen le plus sûr pour les guérir défimtivement et ne signalent que quelques échecs dans des cas extrêmement étendus. Nous n’avons eu l’occasion que de traiter deux cas chez un infirmier de service. Personne ne va consulter un médecin pour cette infirmité ; nous n’en chercherons d’ailleurs pas la raison. Ces deux cors ont disparu environ un mois et demi après l’irradiation.

On pouvait penser, à priori, que cette lésion possédait les conditions pour être traitée efficacement par « contact ». En effet c’est un épaississement de la couche cornée de l’épiderme, parfaitement localisé en surface et en profondeur, ayant la forme d’un clou de tapissier et qui par cette forme même æeçoit une très bonne irradiation.

Si le cor est trop saillant, il vaut mieux, comme nous le faisons pour toutes les néoformations, le réduire et l’aplanir par la curette. Selon la profondeur appréciée, nous donnons de 2.000 à 4.000r en une seule séance, avec un filtre de r mm. Al : il est inutile de déborder. Procédé efficace, rapide, puisque 2 à 3 minutes suffisent, indolore, économique, inoffensif ; peut-être jamais procédé contre les cors eut toutes ces qualités.

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b) Les verrues.

Pour les mêmes raisons, ces lésions sont un succès pour le contact. Comme les cors, les verrues rebelles sont traitées par les radiations, mais par des radiations plutôt profondes. Par sa facilité d'application, la radiothérapie ‘de contact sera sans doute le premier et le seul traitement des verrues inesthétiques de la main et des verrues douloureuses de la plante du pied. Les doses sont de 2.000 à 3.000 r avec filtre de 1 mm. Al et après avoir curetté les verrues trop volumineuses. Nous avons traité avec succès, sans trace ni du traitement, ni des verrues, 5 verrues aux mains et 5 verrues plantaires. En Amérique, pour la région plantaire et d’autres régions, un localisateur à succion, basé sur le vide partiel, permet une immobilisation complète du localisateur pendant la séance.

c) Les durillons.

Les durillons ou callosités sont sans doute aussi heureusement influencés, mais nous n'avons pas eu l’occasion d’en traiter.

d) Papillomes.

Les papillomes, à localisation génitale ou quelconque, peuvent bénéficier des radiations de contact. Si ces papillomes sont bourgeonnants, tels que les végétations vénériennes ou les crètes de coq, il faut d’abord réduire leur volume par cautérisation chimique à la résorcine ou électrocoagulation et ensuite les rayons X mous complètent efficacement ce premier traitement. MAYNEORD donne environ 4.000 r en une fois.

e) Chéloïde. :

Cette lésion cutanée intradermique, en forme de plaques saillantes ou de tubérosités, formée par du tissu conjonctif dense, très pauvre en cellules, très riche au contraire en faisceaux fibreux réagit très diversemernt aux radiations.

MAYNEORD donne 400 r par jour jusqu’à 2.500 r environ, tandis que PANDERGRASS donne chez les jeunes 400 r chaque

mois pendant 3 à 4 mois et il ajoute « aucune règle de conduite pour les chéloïdes ».

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Les radiations dures ont été employées depuis longtemps par LEDOUX-LEBARD, DEGRAIS, BELLOT, GOUGEROT, NACRE. Notre expérience personnelle est réduite à un seul cas d’ailleurs difficile à traiter parce que très étendu en surface et en profondeur ; le traitement a été incomplet et nous n’en connaissons pas actuellement les effets.

D'après ce que nous avons exposé il semble que les radiations peu filtrées produites à 50 KW seraient plus actives sur cette dermatose inesthétique, spontanée ou secondaire, à une plaie, que les radiations plus dures utilisées auparavant. Le contact pourra être aussi promené sur une nouvelle plaie d’un chéloïdien à titre préventif.

Les autres lésions conjonctives cutanées non néoplasiques, telles que lipomes, fibromes ou dermatomyomes, sont guéries efficacement et simplement par le bistouri; nous n’avons pas rencontré au cours de nos lectures, l’utilisation du contact pour de telles lésions.

Les angiomes ont été étudiés au paragraphe des nœvi et les lymphangiomes cutanés et sous-cutanés sont comparables aux angiomes et relèvent du même traitement.

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