‹ La Radiothérapie de ContactChapitre 51 sur 59 · D) AFFECTIONS DIVERSES DE LA PEAU · texte numérisé non relu

D) AFFECTIONS DIVERSES DE LA PEAU

Nous allons indiquer les autres affections qui, au dire des auteurs, ont bénéficié de cette technique ; la liste se modifiera chaque jour, puisque l'expérience jugera les résultats : certaines dermatoses en bénéficieront et d’autres resteront inchangées.

En dermatologie ont été utilisés jusqu’à maintenant, soient les radiations profondes des installations les plus répandues utilisant 200 KW, soient les radiations du radium, soient les radiations très molles depuis l’infra-rouge, l’ultra-violet jusqu'aux rayons de BuCKy émis sous 10 KW. Ces derniers sont absorbés en presque totalité par l’épaisseur de l'épiderme.

La radiothérapie de contact fait donc la transition entre le rayonnement dur et le rayonnement mou. Les radiations

apportent dans l’épiderme et le derme de l'énergie qui va modifier l’évolution des lésions. Le mécanisme général des radiations est rapporté à trois processus : anktumoral, caustique, qui était utilisé pour traiter les néoformations ; les processus anti-inflammatoires et fonctionnels qui interviendront plutôt dans les dermatoses, avec une action trophique, neuro-vasculaire et neuro-endocrinienne.

Cette énergie apportée par les photons sera souvent associée à un traitement par les molécules d’une grande médication dermatologique ; matière et énergie pouvant additionner quelquefois l'efficacité de leurs effets.

Mais les dermatoses étudiées dans ce paragraphe ne sont pas -une maladie locale comme l’est un cancroïde de la face au début ou une verrue, pour lesquels un traitement local suffit. Par conséquent, les dermatoses exigeront en outre un traitement général dirigé contre l'agent causal ou le terrain, et c'est ce qui explique que les résultats ne sont pas pour les dermatoses en général aussi remarquables que pour les néoformations cutanées.

a) Eczéma chronique.

Quelques cas ont été guéris en se servant de faibles doses, c'est-à-dire deux ou trois fois 200 r.

b) Tuberculose cutanée.

Les lupus, bien que temporairement améliorés ne montrent pas des résultats définitifs, tandis qu’un malade a été guéri d’un tuberculide après avoir reçu 3 fois 200 fr.

c) Prurit anal.

Quelques succès là où tout avait échoué avec 200 r, 2 fois en 24 heures.

D'une façon générale, les auteurs précisent que les doses contre les affections inflammatoires, doivent être très petites et rester au-dessous de la dose érythème, donc en général inférieure à 600 t,

Disons en terminant que les applications de la radiothérapie de contact aux dermatoses ne sont que des essais isolés et qu'en général ces appareils étant placés dans les Centres Anti-Cancéreux et non dans les services de Dermatologie, sont utilisés naturellement et surtout contre les néoplasies. Il serait intéressant d'en faire non seulement une application systématique aux dermatoses améliorées par les radiations très dures, ou ultra-molles de Bucky, tels que l'acné, le lichen chronique, l’érythème induré de Bazin, sycosis... etc... mais aussi à certaines dermatoses que les rayons trop durs ou trop mous n’ont modifié que très peu. En effet le rayonnement de contact s’amortit dans toute l'épaisseur de la peau, tandis que le rayonnement de BuCKY est arrêté en presque totalité par le premier millimètre d’épiderme et que le rayonnement très dur des appareils de radiothérapie profonde traverse la peau sans abandonner une énergie appréciable.

De plus, comme nous l’avons dit, pour les dermatoses les doses employées sont très petites comparées à celles utilisées dans les néoformations et le traitement est inoffensif. Enfin il est très rapide, indolore et facile.

I1 faudrait cependant apporter une modification dans les localisateurs pour permettre une irradiation plus étendue et plus grande ; la maison Philips a quelques modèles standard qui permettraient de traiter la majorité des cas.

Page 1