‹ La Radiothérapie de ContactChapitre 53 sur 59 · TABLEAU N° I · texte numérisé non relu

TABLEAU N° I

Chiffres globaux 1.444 1.301 1.704

Opérables 102 + 46,7 % 74 = 49,0% 132 — 49,0 97 = 49,2 % 234 — 64,2 % 293 — 27,2 % 327 — 84,2 Y 113 — 46,3 % 57 = 57,0 % 69 — 53,5 480 — 36,9 % 984 — 57,5 %, 220 = 66,4% 100 — 34,0 % 59 = 36,4% 122 — 44,0 % 148 — 47,5% 71 = 28,0 Y 122 — 42,0

Morts opératoires

26 — 25,0 % 25 — 33,3 % 19 — 19,1 % 13 — 13,4% rd.

oo

D'autres statistiques ne contenant pas ces données où ne permettant pas de les compter n’ont pu être jointes à cet ensemble. Très fréquemment, le montant de l’ensemble des patients a été oublié. Il est vrai que souvent on le calcule grâce aux quotients opératoires communiqués, mais dans ce cas, on ne peut éviter certaines imprécisions. Nous avons compté les valeurs moyennes en « pour cent » d’après les chiffres absolus qui nous étaient fournis.

Tout d’abord doivent être soumises à un examen spécial les perspectives d’opérabilité, car c’est celui-ci qui, finalement, décide d’un traitement chirurgical prometteur pour le malade. En moyenne cette condition n’est présente que dans 44,8 % des malades qui se présentent au traitement. En d’autres termes, de prime abord, plus de la moitié d’entre eux n’obtiendrait pas de guérison par le seul traitement chirurgical. On ne peut nullement suspecter ce fait, parce que certaines cliniques présentent des quotients d’opérabilité beaucoup plus élevés.

Dans notre tableau c'est FINSTERER qui fournit le montant le plus élevé, il est de 84,2 %. Ce chiffre est d’une grandeur étonnante et n’est pas approché, même de loin, par d’autres cliniques, où il y a pourtant aussi de bons opérateurs. On entre ainsi de plein pied dans la supposition que les données de FINSTERER sont fondées sur un ensemble de patients dans lequel tout d’abord un choix très strict a été exercé, ce qui revient particulièrement sensible, lorsqu'on compare les données de SAUERBRUCH ou celles de KUTINER. Les valeurs les plus basses d’opérabilité de carcinomes du rectum sont fournies par KINKEN avec 27,2 %. Mais la statistique de EINKEN nous paraît suffisamment significative parce qu'elle contient tous les résultats de toutes les cliniques d’un pays (Danemark). Sans doute c'est ce chiffre qui représente la véritable relation moyenne, beaucoup plus que celui des diverses cliniques. Ce serait certainement une tâche de première utilité pour la Commission Impériale de lutte contre le Cancer, que de faire faire un bilan global de toutes les statistiques d'Allemagne, et naturellement pour toutes les sortes de cancer.

Pendant la recherche de la mortalité opératoire, nous avons dû nous limiter, dans l'intérêt de la clarté, à la mortalité générale sous emploi de divers procédés opératoires usuels, sans apprécier les avantages ou les inconvénients relatifs de chacun. D'ailleurs, sans vouloir nous aventurer dans la lutte des opinions professionnelles, nous croyons pouvoir dire qu’il n’y a pas de procédé exact qui s'impose dans le traitement du cancer du rectum. GŒTZE, en particulier, l’affirme en divisant les cancers du rectum susceptibles d'opérations radicales, en 4 groupes, à chacun desquels s'applique un procédé particulier. De cette manière, on trouve une mortalité opératoire primaire de 20,5 % en moyenne (775 décès au cours de 3.799 opérations radicales). Les chiffres du tableau I nous donnent donc l’estimation générale, les résultats moyens suivants

De 8.463 cancéreux du rectum, 3.799 soit 44,8 % -étaient susceptibles d’une opération radicale, de ces 3.799 opérés, 775 moururent de l'opération (20,4 %), 3.024 vécurent après l’opération. Des 8.463, il reste ainsi 3.024 malades, soit 35,7 % qui reçurent une guérison primaire de leur maladie et chez lesquels existait la perspective plus ou moins étendue de la guérison. Ces chiffres moyens se basent presque tous sur des rendements maxima et doivent donc être considérés comme les limites de l'efficacité chirurgicale pour la maladie en question. Mais si nous considérons la statistique d’'EINKEN qui porte sur tout un pays pendant plusieurs années, et dans laquelle ne sont pas seulement contenus les résultats de cliniques particulièrement habiles, les espoirs que l’on peut fonder sur le traitement opératoire paraissent particulièrement réduits.

De 1.444 patients atteints de cancer du rectum, 293 soit 27,2 % ont été opérables. Parmi eux, 144 décédèrent de l’opération, soit 48,3 %, 1l reste donc 149 malades, soit 10,3 % du total, cela veut dire que seul, un patient sur 10 cancéreux du rectum peut être guéri par l'intervention chirurgicale, sans penser à la guérison durable. Pour 9 dixièmes des malades la méthode opératoire est donc impuissante. Le tableau II, cidessous contient les chiffres de guérison de 3 et 5 ans, chez les malades ayant subi l’opération radicale.

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