ACTION SCR LES ORGANES INTERNES
le cas cité par Kümmel, il s’agissait d’un individu très amaigri, tuberculeux, et la grande perméabilité des organes peut expliquer le phénomène.
Certains auteurs ont prétendu obtenir une action en profondeur, sans modification des téguments interposés.
Cette opinion, sans être inadmissible, est en tout cas sujette à caution. Voici sur ce point l’opinion de Kienbôck : « Je regarde comme bien incroyable que des modifications dans la profondeur puissent avoir été observées sans dermatite violente au point d’entrée des rayons. Le plus souvent un ulcère devrait prendre naissance à la surface, si le passage des rayons suffit à produire des modifications à une plus grande profondeur : cela montre combien est incertaine l’action curative des rayons X sur les foyers morbides siégeant dans la profondeur. »
Comme Kienbôck, nous sommes convaincu que chez un individu normal, il est bien difficile d’admettre l’action en profondeur sans que les téguments ne subissent en même temps une modification, puisque la peau semble être le tissu sur lequel les rayons X déterminent le plus facilement l'apparition de la réaction. Mais lorsqu’il s’agit d'éléments anormaux, sur lesquels cet agent physique a une électivité (comme les néoplasmes d’ordre épithélial), il est possible que ceux-ci soient plus violemment influencés que les téguments. Mais même dans ce cas, la différence de sensibilité n’est pas telle qu’il ne se produise en même temps sur la peau une réaction plus ou moins vive. C’est même ordinairement la crainte de cette radiodermite qui est le principal facteur à considérer dans la détermination de la quantité à faire absorber. En tout cas, nous avons toujours vu la peau réagir plus ou moins vivement, même quand on prend la précaution de la recouvrir d’une mince feuille d’aluminium, ayant pour but d’arrêter les rayons les moins pénétrants ; et nous ne pouvons pas en dire autant des éléments profonds !
Action sur les organes internes. — Puisque les rayons X
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traversent les organes internes, ou sont arrêtés par leur rencontre, il est naturel de se demander s’ils peuvent agir sur eux. Si l’on irradie fortement un abdomen, il est important de savoir si les intestins et autres organes abdominaux peuvent être influencés. Dans ce cas, en effet, aucune couverture osseuse ne peut arrêter les rayons X. De même, lorsque l’on traite la tête d’un jeune enfant, la protection est minime, car la lame osseuse est fort peu épaisse.
On comprend facilement que la ligne de conduite sera bien différente suivant la solution de ce problème. Si les rayons X produisent sur l’intestin des lésions aussi graves que celles qu’ils peuvent déterminer sur la peau, on devra redoubler de prudence lorsqu’il faudra traiter des régions où la peau et les muscles ne sont pas doublés d’un plan osseux.
De même, si des phénomènes paralytiques ou autres peuvent être la conséquence de l’irradiation du cerveau ou de la moelle, on devra s’abstenir de toute radiothérapie sur la tête de l’enfant.
De prime abord, on serait porté à croire que les rayons X peuvent avoir, sur les organes internes, une action modificatrice. Sans parler des cas de guérison de tumeurs splanchniques, où une action élective peut être incriminée, on trouve signalés, dans le travail de M. Oudin, des accidents dits généraux. On a parlé de vomissements, d’inappétence, etc. 11 est vrai que ces phénomènes peuvent bien être, comme le croit Scholtz, d’origihe psychique. Dans aucun cas, on n’a constaté de lésions. Du reste, la rapidité avec laquelle ces troubles ont disparu semble bien prouver que la lésion, si elle existait, était tout à fait minime. Les résultats des expériences de Scholtz concordent avec cette opinion.
Au XIIe Congrès de l’American Electrotherapeutic Association, Dickson a cité plusieurs cas de diarrhée sévère, consécutive à des expositions aux rayons X. Nann de Savannah a noté la constipation !