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ACTION DES RAYONS X SUR LES BACTÉRIES

Aschkinass et Gaspari ont pu obtenir un arrêt de développement des bactéries, notamment du micrococcus prodigiosus, qu’ils ont choisi à cause de son odeur très forte et de la couleur rouge de ses cultures qui facilitent l’observation.

Danysz confirma les recherches d’ Aschkinass et de Caspari. Il obtint l’arrêt de développement de tous les microbes soumis à l’expérience et, dans certaines conditions même, la mort de certains d’entre eux (charbon).

MM. Pacinotti et Porcelli ont étudié, en Italie, l’influence des rayons de Becquerel sur les cultures. Dans les tubes exposés aux rayons de l’uranium, les microbes étaient déformés et ne se coloraient plus régulièrement ; les colonies cessaient de s’étendre. Ces auteurs expliquent cette altération par une modification chimique du protoplasme des bactéries.

Les partisans de la théorie adverse sont nombreux : Mink, se basant sur ce fait que les rayons lumineux détruisent les bactéries, exposa des cultures aux rayons X pendant 30, 35 minutes et plus, sans pouvoir modifier leur vitalité. Von Volfender et Forbers Row, Sabrazès et Rivière eurent sur le bacillus prodigiosus des résultats analogues. Berton inocula à des cobayes une culture de bacille diphtérique irradié pendant 16, 32, 6â heures ; ceux-ci moururent aussi vite que des animaux témoins inoculés avec la même culture non irradiée.

Scholtz fit des expériences intéressantes. Ses recherches ont été effectuées avec des cultures d’âge différent.

Gomme Rieder, il prit une plaque d’agar qu'il ensemença avec quelques gouttes de bouillon de culture de bacille typhique; puis il remplaça le couvercle en verre par une feuille de plomb percée au centre d’un orifice de la grandeur d’un mark. Ainsi préparée, cette culture fut exposée, pendant une heure, à 10 cen-* timètres d’une ampoule molle. Le primaire absorbait 4 ampères et les interruptions étaient de 10 par seconde. Du reste, cette même ampoule, fonctionnant dans des conditions identiques,

déterminait sur un lupus, à la suite de 4 à 5 expositions quotidiennes de 10 minutes, à *20 centimètres, une nécrose superficielle de la peau.

La plaque d’agar fut ensuite mise à l’étuve. Vingt-quatre heures après, la culture avait abondamment poussé, et on ne pouvait constater aucune différence entre le centre et la périphérie .

Cette expérience fut répétée dans les mêmes conditions avec le vibrion du choléra et le bacille pyo-cyanique ; les résultats furent identiques.

Scholtz avait choisi ces bacilles (choléra, pyo-cyanique), parce que leur résistance est relativement faible contre les agents bactéricides.

Pour constater si les rayons n’auraient pas une influence plus marquée sur les cultures en évolution, il répéta l’expérience précédente de la façon suivante : la plaque ensemencée fut d’abord mise à l’étuve pendant 6 heures. 11 se forma un voile léger et uniforme. Il l'exposa alors aux rayons X et la remit à l’étuve. Les résultats furent absolument semblables, la culture se développa normalement, sans aucune différence entre le centre et la périphérie.

D'autres essais furent faits par le même auteur sur des cultures trichophy tiques, dont la pousse est plus lente. Elles furent exposées 4 jours de suite, pendant une heure.

Quatre jours plus tard, la culture avait abondamment poussé sur toute la surface... danslesjours qui suivirent, il n’y eut aucune différence entre la partie irradiée et celle qui ne l’avait pas été.

On pouvait encore supposer, dit Scholtz, que l’action des rayons X n’était pas visible sur les cultures jeunes, par suite de leur prolifération intense, bien qu’à l’endroit éclairé les germes eussent été tués.

Aussi fît-il l’expérience suivante : Une culture de bacille typhique sur agar est mise à l’étuve pendant 48 heures. Puis elle est irradiée dans des conditions identiques à celles des expé-

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