‹ La Radiotherapie son application aux affections cutaneesChapitre 9 sur 94 · PI. III · texte numérisé non relu

PI. III

I ue de I appareil ferme prêt à être utilisé L’appareil ouvert pour montre ,

pour les applications /a disposition de l’ampoule

la partie malade directement contre le tube inférieur, comme dans les appareils photothérapiques.

Les avantages sont les suivants :

1° Possibilité d’utiliser l’appareil dans tous les sens, le sujet pouvant être assis ou couché;

2° Protection complète de l’ampoule contre les accidents ;

3° Suppression de toute décharge électrique due au champ magnétique qui entoure l'ampoule ;

k° Suppression de la lame de plomb ; les tubes de différentes dimensions circonscrivent exactement la partie malade ;

5° Le patient, appuyé contre le tube conducteur, a moins de tendance à se déplacer, et la constatation de ce déplacement devient facile ;

6° Centrage absolu mécanique de l’anticathode par rapport à la lésion ;

7° La distance de l’ampoule à la peau est fixée automatiquement par les tubes eux-mêmes. On choisit un tube capable de couvrir la surface malade ; sa longueur est calculée pour assurer le meilleur éclairage possible. Chaque tube porte un chiffre indiquant en centimètres la distance de l’anticathode à la peau;

8° Suppression totale de toutes les radiations inutilisées, et par conséquent sécurité de l’opérateur et de l’opéré.

Enfin, si dans certaines affections, comme dans le prurit, on veut irradier une grande partie du corps, il suffit de ne pas mettre de tube conducteur et d’utiliser les radiations directement, en ayant soin alors d’augmenter la distance du tube à la peau et de déplacer continuellement le foyer lumineux suivant un plan parallèle à la surface éclairée. De cette façon, on obtiendra approximativement un éclairage étendu et uniforme.

Nous n'avons à dessein ménagé aucun orifice pour permettre la mise en place du radiochromomètre. La lecture de cet instrument pendant la marche est difficile sur les écrans réduits que l’on est obligé d’employer. Les déterminations de la qualité des

DES MESURES EXACTES EN RADIOTHÉRAPIE

rayons seront faites pour chaque ampoule une fois pour toutes ; et avec les mêmes constantes électriques et la même longueur d’étincelle équivalente, on aura toujours des rayons de même

Fig. 16. — Support d’ampoule.

pénétration. Le milliampèremètre de Gaifîe permet de se rendre compte d’une façon beaucoup plus parfaite, en plus ou en moins, de la variation du degré de vide de l’ampoule, de sa résistance, partant de la qualité des rayons.

Avec ce milliampèremètre en circuit la surveillance du tube pendant les applications devient rigoureusement inutile.

Ajoutons que l’appareil est léger, peu encombrant, facile à

DE LA VALEUR DES CONSTANTES ÉLECTRIQUES 8g

manipuler, ce qui le rend préférable pour la radiothérapie à tous les supports anciens établis pour la radioscopie et la radiographie.

Un modèle moins réduit et permettant d’utiliser des ampoules quelconques a été construit par Drault et est employé par M. Sabouraud.

Il a l’avantage de pouvoir servir à la fois pour la radioscopie et la radiothérapie, mais ses dimensions en font plutôt un appareil d'hôpital et de clinique ; il est néanmoins très bien construit.

| 7. — De la valeur des constantes électriques, comme

termes de comparaison entre les différentes publications.

Dans le but de donner plus de précision aux comptes rendus de leurs travaux radiothérapiques, un grand nombre d’auteurs publient les constantes électriques des bobines qui leur servent de source à haut potentiel.

Il en est résulté un courant d’opinion qui tend à supposer que pour tel traitement il faut une certaine différence de potentiel primaire et une certaine intensité. C’est ainsi que l’on a dit jadis : « Le courant primaire devrait être réduit à !\ ampères et 15 volts » pour l’alimentation de la bobine utilisée en radiothérapie. Le 6 juin 1902, MM. Gastou et Veira, étudiant les effets des rayons X, concluaient deATant la Société de dermatologie de Paris « que la question d’intensité et de quantité d’ampérage et de voltage domine cette question ».

En réalité, ces facteurs n’ont pas la valeur qu’on a voulu leur donner ; rien autre que les résultats fournis au secondaire ne peut servir de terme de comparaison entre les différentes bobines.

11 pourra fort bien arriver que, sur une bobine avec interrupteur Wehnelt, un tube ne rougisse pas avec 220 volts,

DES MESURES EXACTES EN RADIOTHERAPIE

20 ampères, alors qu’un simple changement de réglage permettra aArec 220 Arolts et 8 ampères de le pousser au blanc.

Si de pareilles différences de fonctionnement existent pour une même bobine et un même interrupteur, il est facile de s’imaginer combien elles pourront s’exagérer lorsque les bobines n'auront pas le même interrupteur, la même AÛtesse d’interruption, le même enroulement de primaire ou secondaire, la même capacité en dérivation sur le rupteur. Tout intervient dans les résultats donnés parles bobines, même les choses qui paraissent le plus futiles, comme la longueur des fils qui relient le condensateur à l’interrupteur, l’isolement des fils du primaire qui en change la capacité propre, etc. Tout cela fait de la bobine un appareil qui se dérobe systématiquement au calcul, et qui ne peut être comparable à lui-même que dans une même fabrication. Les données publiées par les expérimentateurs ne peuvent être un renseignement que pour ceux qui pourraient se servir de leur bobine, de leur interrupteur, et encore faut-il que le réglage de leur interrupteur ne se soit pas modifié, et il en sera toujours ainsi tant que l’on emploiera des interrupteurs.

Quelques chiffres que nous a communiqués la maison Gaiffe le prouvent éloquemment :

En un même temps, avec une même bobine et une même disposition d’ampoule, les résultats quantitatifs seront les mêmes avec:

220 volts, 1 ampère, avec interrupteur Contremoulins-Gaiffe.

16 volts, 7 ampères, avec interrupteur Carpentier.

110 volts, 7 ampères, avec un certain diamètre de platine sur Wehnelt.

11 n’en faut pas conclure que la fabrication des bobines est d’un empirisme absolu. Si les données de fonctionnement ne peuvent se mettre en formule, il est aisé de prévoir les divergences que manifeste l’expérience.

Une diminution de nombre de tours au primaire ou au secondaire diminue le coefficient d’induction mutuelle du circuit, et,

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