‹ La râepublique amâericaine Etats-UnisChapitre 125 sur 205 · LE WYOMING · texte numérisé non relu

LE WYOMING

rieur qui, lui-même, télégraphia les circonstances au Président des États-Unis à Washington, et demanda des ordres pour agir. Il s'écoula un temps, toujours trop long, avant que, les instructions reçues, le détachement fût arrivé à sa destination. Sa présence suffit pour prévenir de nouveaux conflits, malgré la persistance de quelques mesures pour chasser du pays les quelques Chinois qui s'y trouvaient encore. Le gouverneur mentionna une particularité déplorable, c'est-à-dire la complicité à peine dissimulée de la population de cette résidence avec les émeutiers. Aucun des habitants n'osa se lever pour protéger les victimes, tant la férocité des assaillants avait terrorisé le pays. Une milice aurait existé qu'il eût été impossible de la convoquer dans un but d'apaisement. Que deviennent alors les traités passés avec la Chine, après les soulèvements identiques qui ont eu lieu en Californie quelques années auparavant? Cependant il est juste de dire que le gouvernement, informé de cet outrage, a fait réparation en argent, du préjudice causé aux Chinois, par un acte de 2i février 1887. Cette réparation quelle qu'elle fût ne pouvait couvrir l'acte de froide et sauvage barbarie consommé en face d'une population dont l'inertie impliquait la complicité (1).

(1) Voir sur tous ces faits : The report of the Governor ofWyoming tothe Secretary of the Interior, novembre 1885, p. 1221-1225 to the Secrctary of Interior the report of the Governor, 1887, 27 septembre, p. 1009 et suiv., et l'acte du Congrès du 24 février 1887, 49e congrès, sess. 2,

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