DES RÉSERVES D'ESSENCES FORESTIÈRES ET DU REBOISEMENT
Le gouvernement, voulant protéger autant que possible les bois existant sur le domaine public, a autorisé le Secrétaire de la Marine à faire explorer particulièrement les terres vacantes ou n'ayant pas de destination spéciale, produisant du chêne vert [live oak) et du cèdre rouge, et de faire parmi ces terres un choix de celles qui lui paraîtraient les meilleures parmi les deux espèces, afin d'en procurer à la marine des Etats-Unis, lorsque ces essences deviendraient nécessaires. Un plan en serait dressé par les Surveyors généraux, et serait soumis à l'approbation du Président. Après cette formalité, les terres signalées formeraient des réserves inaliénables, jusqu'à ce que le Congrès en eût décidé autrement. Toute coupe des arbres marqués, tout transport de ces arbres par des individus non autorisés sont formellement prohibés et frappés de peines corporelles et pécuniaires (sect. 2458 et 2463).
Certaines terres publiques paraissant impropres à l'agriculture, le gouvernement cherche à en tirer parti en les offrant à des individus qui prennent l'engagement de les planter d'arbres, dans un temps déterminé et avec un mode d'espacement des sujets spécialement prescrit, de manière à faire oublier les vides créés à plaisir par les spoliateurs dans les forêts publiques au mépris des lois existantes. Cette dilapidation des forêts s'est accrue dans d'énormes proportions, et tous les agents, à l'envi, poussent un cri de désespoir à la vue de ce scandale que rien n'arrête et qui est plein de menaces pour la santé publique. Une loi du 3 mars 1873 (1) porte que toute personne qui
(1) The Statutes ofthe U. S. Sect., 1 vol. XVII, p. 605, 606.