CHARTE DE GEORGETOWN
serviteurs mêmes de ces ministres étaient appelés à profiter des mêmes immunités, mais à la condition que leurs noms fussent inscrits sur le registre du département d'Etat et transmis par le secrétaire de ce département au marshal du district de Colombie, chargé de l'affichage de ce document dans son bureau à un endroit en vue. Cette disposition était, en fait, une mesure d'ordre politique bien plutôt qu'un acte administratif.
11 convient de faire remarquer que dans la période qui nous occupe l'on considérait les intérêts généraux comme mieux conservéspar des conseillers possesseursd'immeubles dans la cité de Washington, que par de simples résidents n'offrant aucune garantie appréciable. Nul n'avait droit de prendre part aux élections s'il n'était domicilié depuis un an et soumis aux charges locales. L'opinion s'est de beaucoup modifiée depuis; mais les écarts du régime contraire ont amené une réaction dont on verra plus loin les conséquences.
SECTION III
Charte de Georgetown.
11 existait dans le comté de Washington une deuxième <ûlé de beaucoup inférieure à la cité de ce nom, appelée Georgelown. Une charte municipale lui fut accordée dans des termes analogues à celle de Washington, sans avoir la même ampleur eu égard à l'inégalité de consistance de l'une au regard de l'autre. Les deux chartes eurent le même sort, c'est-à-dire qu'elles furent renouvelées plusieurs fois jusqu'à l'époque où le Congrès, inaugurant une politique nouvelle à la suite de la guerre de la rébellion, fit entrer les gens de race noire dans le corps électoral d'où ils étaient exclus précédemment.
La cité de Washington et celle de Georgetown formaient ainsi deux groupes distincts dans le comté.