ANNE-MARIE, JACQUES, MAX
max. — Nono est dans une forme inouïe ! Pour peu que ça dure, demain il marche sur l'Elysée. Ah ! les enfants sont couchés, nous voici entre gens sérieux, un peu de bon sens, s. v. p. ! Mon vieux Jacques, vous me connaissez, je suis à la coule, moi! Mais suivez bien mon petit raisonnement...
Jacques, mettant, sa main sxtr l'épaule de Max. — Ce serait avec plaisir, seulement vous oubliez votre rendez-vous.
max. — ■ Quel rendez-vous?
jacqces. — Dans cinq minutes, chez Maxim.
max. — Je ne suis pas attendu chez Maxim !
jacques. — Mais si, dans cinq minutes!
max. — Je vous affirme...
jacques, péremptoire. — Moi aussi, je
vous affirme. Partez, partez ! Il vous reste à peine le temps!...
max. — Voyons... je..-
jaoques, impressionnant. — Vous serez en retard. Partez donc!
max, le regardant à la dérobée — Tiens, tiens!... Vous avez peut-être raison... Chez Maxim?... Parfaitement!... Je n'y pensais plus... Parfaitement... (Avec une rare énergie.) Je fde! (7/ va prendre les mains d' Anne-Marie.) Petite sœur... après tout... D'abord, tu me connais!... Je suis pour la liberté, moi!... Et puis, tu es majeure, n'est-ce pas?... (Un temps). Au revoir, petite sœur!
anne-marie. — Au revoir, Max.
max, s' avançant vers Jacques et de plus en plus troublé. — Mon vieux Jacques... Voilà!... Que voulez-vous?... D'ailleurs, ça va, ça vient...
jacques. — Certainement.
max. ■ — Eh bien, mon vieux Jacques... (Un temps.) A un de ces jours.
jacques. — A un de ces jours, Max.
max. — A un de ces jours !
Vigoureuse poignée de main. Max, tout en gagnant rapidement la porte, consulte sa montre et murmure le « zut ! » d'un homme que le temps presserait terriblement.
JACQUES. — Vous serez en RETARD.