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alors que le virus fixe de Paris est facilement entretenu à Brazzaville. Au contraire, il se fixe assez vite sur le cobaye. Avec ce virus fixe et avec le virus fixe de Paris il fut possible de réaliser deux expériences d’immunité croiséé qui en montrèrent l'identité. Les auteurs concluent que les virus d'Europe, d’A. O. F. et d'A. E. F. sont exactement superposables quant à la nature rabique, et que le virus d'A. E. F. présente les particularités propres au virus d’A. O. F. : allure clinique de l'affection du chien (évolution rapide des phénomènes paralytiques), diminution rapide de la virulence pour le lapin, défaut de fixation pour le lapin. Au sujet de ces deux dernières particularités on peut faire aux auteurs l’objection qu’ils n’ont expérimenté qu'avec une souche, ce qui ne suffit pas à singulariser le virus rabique du Congo.
Tous les cas qui viennent d’être cités ont été observés dans la zone cotière. Nous avons vu que, d’après BLANCHARD et LEFRoOU, les chiens fous n’auraient pas été observés en A. E. F. avant 1921 ; c’est peut-être vrai dans la partie Sud ; mais dans l’intérieur et notamment au Tchad la maladie était connue depuis plus longtemps et serait, d’après PEcAuD (1924), beaucoup plus fréquente qu’on ne le dit. Il est vraisemblable que les relations anciennes du Tchad avec l'Afrique du Nord l’y ont amenée comme dans le Sahel soudanais.