‹ La Rage HumaineChapitre 10 sur 24 · TE: CE · texte numérisé non relu

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le virus fixe tandis que la moelle lombaire l’est au sixième.

Il doit en être de même chez l’homme. En cas de morsure par un animal enragé, les centres doivent être virulents beaucoup plus tôt qu’on ne l’admet généralement. Le virus déposé en un point du corps ést détruit moins souvent qu'il n’est classique de le dire, soit en ce point même, soit au cours de l’ascension le long des nerfs périphériques. Il doit atteindre les centres nerveux plus souvent et d’une façon plus précoce qu'on ne croit. Et dans certains cas, il est possible que le traitément antirabique, au lieu d’empêcher le virus d’arriver au cerveau, le neutralise dans les centres nerveux mêmes. Si Le traitement spécifique n'intervient pas, le virus rabique peut demeurer dans le cerveau à l’état de vie latente pendant des mois et des années, comme Remlinger est disposé à l’admettre. |

Ainsi se trouvent expliquées un cerlain nombre d'anomalies. L'éclosion tardive de la rage après un traumatisme, un choc moral, uni refroidissement, la possibilité de sa guérison chez le chien, de sa guérison et de sa récidive chez le lapin ; la possibilité de la contamination de l’homme par un animal sain en apparence, l'intensité des lésions des cellules nerveuses et de la névroglie chez les personnes ou les animaux morts de la rage, s'expliquent plus facilement si on accepte que le virus rabique peut

| séjourner dans le cerveau un temps plus ou moins long avant de déterminer la maladie que si on admet

l’éclosion de celle-ci aussitôt ou à peu près que le virus parti de la morsure a atteint les cenires.

Les expériences de A, Marie ont confirmé celte hypothèse. Il introduit dans le tissu cellulaire de lapins, d’un côté 5 centimètres cubes d’une émulsion de virus fixe à 1/20 et dans l’autre flanc 10 centimètres cubes de sérum antirabique. Deux de ces animaux sont éprouvés quinze jours plus tard par une injection virulente intra-cérébrale. Ils présentent, l’un au bout de quelques heures, l’autre après un jour, les premiers signes de la rage. Étant donnée la rapidité avec laquelle l’éclosion dela maladie a suivi le traumalisme, il paraît évident que celui-ci n’a pas agi en favorisant la progression vers les centres du virus déposé dans le flanc, mais en faisant passer à la virulence les microbes rabiques qui se trouvaient à . l’état latent dans les centres mêmes. Fe

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