‹ La Rage HumaineChapitre 6 sur 24 · ES · texte numérisé non relu

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siques souvent décrits au niveau des morsures lors du début de la maladie.

Tels sont les faits ayant trait au siège du virus rabique dans l’organisme. À l'exception des centres nerveux qui se montrent toujours virulents, on voit que les autres tissus et humeurs le renferment inconstamment ou dans des proportions telles qu’il n’est pas toujours possible d’y déceler sa présence.

ee. ANATOMIE ET HISTOLOGIE PATHOLOGIQUES

Les lésions rabiques que l’on trouve à l’autopsie d’un animal n’offrent rien de caractéristique. L’épais- ” sissement du sang, l'œdème de l’encéphale, l’état catarrhal des voies respiratoires, les hémorragies disséminées çà et là sur les muqueuses intestinale et stomacale sont, comme l’a dit A. Marie, des lésions grossières connues depuis longtemps et n’ayant rien de spécifique. Ce sont plutôt là des phénomènes dus à l'asphyxie qui accompagne l’agonie. |

Les lysses, constatées à la face inférieure de la langue chez certains animaux et qui sérvent, en Allemagne, à désigner la maladie elle-même n’ont pas plus d'importance.

Un signe plus caractéristique, auquel les vétérinaires accordent encore aujourd'hui une grande importance est l’état dans lequel se trouve l’estomac à l’autopsie des animaux suspects. C’est ainsi que les corps étrangers les plus variés que l’on y peut rencontrer seraient une présomption en faveur de la rage, présomption dont la valeur a été bien exa-

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gérée, suivant Galtier qui ne les a rencontrés que dans la moitié des cas environ.

Dans les reins, Rudneff avait signalé une néphrite parenchymateuse. On avait aussi noté une inflammation aiguë des glandes salivaires, une tuméfaction des ganglions lymphatiques, une polynucléose dans le sang. : :

Plus importantes sont les lésions des centres nerveux que les histologistes ont recherchées depuis que l’on sait que le virus rabique y a son siège de prédilection. Ces lésions semblent cependant avoir

été méconnues pendant longtemps. | |

«Il existe à l'heure qu’il est un nombre considé-

rable d'états pathologiques ayant évidemment pour siège le système nerveux, qui ne laissent sur le cadavre aucune trace matérielle appréciable ou ne s’y révélant tout au plus que par des lésions minimes, incapables en tout cas de rendre compte des principaux faits du drame morbide. Tels sont,par exemple, le tétanos et la rage. » (Charcot, Localisations.)

Telle est également l'opinion de Cantani : «A

l’autopsie des malades qui ont suecombé à la rage, on ne rencontre pas de lésions anatomiques caractéristiques. Aucun des observateurs qui, avant Pasteur, se sont occupés des étais anatomiques de la rage, comme Bénédikt, Megnert, Klebs, Wagner, Krukenberg, Balzer, Gowers, Cheadle et autres n’a trouvé de lésions caractéristiques dans les centres nerveux. » (Cantani, Sull’ Idrofobia, 1887.) Cependant cette étude appliquée à l’encéphale, à

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