CROYANCES DIVERSES
Les procédés prophylactiques et l’assurance contre la rage, si l’on peut ainsi parler, reposent sur ces mêmes principes de thérapeutique qui pour nous sont aujourd’hui puérils. « Les chiens, dit Pline, fuient un individu portant sur soi le cœur d’un chien ; ils n’aboient pas si l’on porte dans un soulier, sous le gros orteil, une langue de chien, ou la queue d’une belette qu’on a laissée aller après l’opération2. » La « langue de chien, » dont parle Pline, estelle à prendre au propre ou au figuré, c’est-à-dire comme plante? Il est difficile de le dire. Des phylactères analogues sont la peau d’un loup (car le loup enrage comme le chien et il est plus dangereux encore), la dent d'un chien noir (Bohême)3 4 5, ou encore quand on voit un chien enragé, de se mordre le pouce de la main droite (Bohême) ". Par le même effet de la sympathie, si on est mordu sans que le chien soit enragé, mais qu'il le devienne plus tard, on le sera soi-même. C’est pour cette raison que dans plusieurs pays (notamment en Ecosse) on abat le chien qui vous a mordu lors même qu'il n'est pas enragé
Le nombre des remèdes imaginés contre la rage est immense , et dès l’antiquité même; on peut voir dans le médecin grec Galien la longue liste des infusions, des cataplasmes et surtout des « bols » recommandés par les praticiens de l’antiquité r>. Pour un grand nombre de ces remèdes,