J. de Saintebeuve, op. cit ., t. II, p
2. Lnchu idium Qiicidi ipai tihun , R. Y incentji \ on Rehg, frtiiiciscttîi i Cûnvenlualis, Coloniæ, 1743, in-18.
venir à Saint-Hubert demander la Taille et le Répit. Et que deviendrait le pèlerinage?
Que le prêtre qui fait trafic de cette clef commette une action plus ou moins blâmable, c’est possible, en vertu de ce principe que les choses saintes ne se vendent pas ; mais que la faute qu’il commet rejaillisse sur la clef elle-même qui demeure « inutile » et sur le fidèle dont la prière reste stérile, je ne puis l’admettre, car une telle conséquence serait en opposition avec toute la tradition ecclésiastique, qui ne donne pas une telle portée aux actes, même coupables, des ministres sacrés. Pourtant la brochure est « approuvée par Mgr l’Evêque de Namur. »
Mgr Barbier de Montault ne pense pas que ces cas dirimants aient pour utilité d’expliquer les cas d’insuccès dans l’application de la clef.
Il faudrait avoir entre les mains la formule de bénédiction de ces clefs pour bien se rendre compte du but que se propose l’Église, si même l’Église y est pour quelque chose, car son intervention n’est certaine qu’autant que le Saint-Siège s’est prononcé sur la valeur liturgique des oraisons récitées en cette circonstance. M. Bertrand m’écrit à ce sujet, en réponse à ma demande :
« La formule de bénédiction de la clef de saint Hubert doit venir des anciens abbés. Elle est contenue dans un rituel particulier à l’église de Saint-Hubert, manuscrit renfermant des formules tirées du rituel romain et d’autres formules dont l’auteur est inconnu. Je ne crois pas que ce rituel soit formellement approuvé, mais les évêques de Liège et de Namur ont vu ce qui se pratique à l’église de Saint-Hubert et ils y consentent '. »
Mgr Barbier de Montault avait demandé à son correspondant copie de ce rituel ; mais, tout monsignore qu’il fût, on ne lui lit pas cette confidence, et il est forcé de dire : « Je
1. Mgr Barbier de Montault, Le reliquaire de Lacour-Saint-Pierrc ( Tarn-et-Guronne ) et les clefs de Saint-Pierre et de Saint-Hubert, dans le Bull. Archcol. de la Soc. Archéol. de Tarn-et-Guronne, t. V (1878), p. 74-75. — Les italiques ( consentent ) sont dans le texte que nous reproduisons.