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LA CONFRÉRIE DE SAINT- HUBERT

« Les moyens recommandé:, à la piété des lidèles, dit M. Hallet, pour obtenir la préservation de la rage, sont : 1° l’entrée dans la confrérie de Saint-Hubert ; 2° l’usage des objets bénis. Nous avons vu le second, disons quelques mots du premier.

Celte confrérie est ancienne et elle a été enrichie de privilèges et d’indulgences par plusieurs papes. Mais elle devait sans doute sa vogue moins à ses privilèges qu’à la faveur de préserver ses membres de la rage. On s'y affiliait par familles et par paroisses et celles-ci, pour se mettre sous la protection du saint et avoir part aux prières des religieux, s’engageaient à payer une rente à Saint-Hubert. « De là est venue l’expression encore usitée se faire arrenter , qui signifie aujourd’hui : se faire inscrire dans la confrérie de Saint-Hubert l. » Et M. l’abbé Hallet dit : «Les anciens registres conservés à la Trésorerie, font foi que l’on n’inscrivait pas seulement les familles, mais aussi les paroisses et les communautés religieuses. Il est bien à désirer que Ton revienne à ce louable usage que la Révolution française a fait disparaître 2. » L’inscription pour une famille entière, — et elle garde son efficacité môme après la mort du chef de la famille, — ne consiste plus aujourd’hui nécessairement en une rente annuelle ; elle coûte « la modique somme de trois francs » une fois payée. On peut l’envoyer par la poste àM. l’aumônier de Saint-Hubert.

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