Bertrand, op. cit., p
3. A. Lepage, dans le Bull, de la Soc. d'Archéol. Lorraine , Nancy» 1849. — Cité dans Rolland, Faune populaire, t. IV, p. 80.
4. La Chasse illustrée du 16 nov. 1872. — Cité par Rolland, ibid.
SAINT HUBERT GUÉRISSEUR DE LA RAGE
L’usage dos pains ou des gâteaux bénits le 3 novembre en l’honneur de saint Hubert, sorte de communion dont les animaux ont leur part pour être préservés de la rag’e, s'est conservé en Belgique plus fidèlement qu’ailleurs, à la fois parce que saint Hubert est un saint national et parce que la croyante Belgique reste attachée à ses usages.
Une coutume très répandue en Belgique est de manger le jour de saint Hubert du pain bénit, afin de se préserver de la rage.
Dans les villages des Flandres, du Brabant et de la Campine, chaque famille envoie à l’église un pain ou un morceau de pain pour le faire bénir et chacun reste à jeun jusqu’à ce que la personne qui est allée à la messe soit revenue avec le pain bénit. Alors on en mange un petit morceau avant de déjeuner et après un Pater et un Ave dits dévotement. Les animaux en reçoivent également une petite portion dans leur nourriture, pour participer ainsi à finfluence salutaire de ce pain.
Dans le pays de Limbourg on achète, la messe finie, du bedeau de l’église, de petits pains noirs bénits que l’on appelle Sint- Iluberts broodjens (petits pains de saint Hubert), que l’on donne à manger à tous les animaux domestiques. Quelquefois les personnes de la maison en mangent aussi.
Dans les villes, on achète ce jour à la porte de l’église de petits pains mollets qui s’appellent aussi Sint-Iluberts broodjens et qui se mangent à jeun. A Malines, ces pains portent l’empreinte d’un cor.
Dans les pays wallon, chacun apporte un pain de cuisine à l’église, et au moment que se donne la bénédiction, tous les bras se lèvent en tenant haut le pain. Puis, même pratique qu’ailleurs L
Des pratiques de ce genre se font même dans le courant de l’année (en dehors de la fête du saint), quand on veut préserver ses animaux de la rage. « L’été dernier, une de mes connaissances est allée à Sainte-Croix (l’église de Liège) avec son caniche, on y brûlait de petits ronds sur les tètes des chiens. On donne cinquante centimes, on fait une