CHAPITRE TROISIEME
neuvaine pour sa bête, puis on lui fait manger du pain qu’on a fait bénir1. » On voit qu’ici la marque au front de l’animal avec un fer rouge, est remplacée par un procédé moins douloureux.
Avant de quitter les pratiques chrétiennes, mentionnons ce fait, quoi qu’il soit sans rapport avec le culte de saint Hubert, qu’en Allemagne, dans le Lanenbourg, pour garantir les jeunes chiens des puces, on leur suspend au cou une croix faite en bois de nerprun2.
§ lb. LE CULTE DE SAINT HUBERT.
Comme on peut le penser, le culte de saint Hubert est fort répandu en Belgique, « Soixante et onze églises sont dédiées à cet apôtre des Ardennes ; nombre de confréries sont érigées sous son invocation; plusieurs métiers l’honorent comme leur patron ’. » Nous ignorons si un relevé de ce genre a été fait pour les pays voisins ; en tout cas, nous avons rencontré dans nos lectures plus d’un témoignage de la vivacité du culte de saint Hubert dans le grandduché de Luxembourg et dans l’Allemagne rhénane. Dans le grand- duché de Luxembourg, à Ilassel, le prêtre bénit le 3 novembre le sel, le pain et l’avoine, qui préservent de la rage4. — Près de Junglinster, il y avait un étang, aujourd’hui desséché, qu’on appelle l’étang de Saint-Hubert (le nom est resté à l’endroit) ; on y faisait entrer les bestiaux mordus et ils étaient guéris5 ; — A Bürden, une chapelle est élevée à saint Hubert parla reconnaissance d’une personne sauvée d’un chien enragé par l’invocation de son nom r’. — A Cologne et en quelques autres lieux du pays
\. A. Hock. up.cit.,p. 145.