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SAINT HUBERT GUÉRISSEUR DE LA RAGE
rhénan, le jour de la fête du saint on porte de petites courroies de cuir blanc moucheté de rouge, et même certaines personnes les portent (ou du moins les portaient) d une façon permanente, comme les préservant des animaux enragés'.Nous ignorons U histoire et la raison d'être de cet usage.
Pour la France, nous n'avons de renseignements que sur la Picardie, grâce à un livre de M. l'abbé Corblct : « Saint Hubert est le titulaire des églises de Brassy et d’Escarbotin. Chapelle isolée à Ycrgy ; jadis, à Canaples. On invoque saint Hubert contre la rage ; il est spécialement honoré dans les environs de la forêt de Crécy. La confrérie de Gamaches, le pèlerinage à Royaucourt (ancien doyenné de Montdidier), ont disparu, ainsi que diverses pratiques superstitieuses ; mais il y a toujours pèlerinage et confrérie à Vron et à Couchy : « Les confrères, m’écrit le curé « de cette dernière paroisse, ont une très grande confiance « en saint Hubert, parce qu’ils remarquent que le pays a « toujours été préservé des accidents causés par la rage. » Une dépendance de Scntelie porte le nom de Saint-Hubert. On conservait à la cathédrale (d’Amiens) un cornet de saint Hubert, et quelques-unes de ses reliques aux Cordeliers de Montdidier1 2. » Il y a en France plusieurs localités du nom de Saint-Hubert. — Notons, au point de vue de la distance à laquelle a rayonné le culte de saint Hubert, que, dans un registre du xvi° siècle, provenant de la famille de Dieunc et conservé dans les archives départementales du Cantal, se trouve un Officium sancti Huberti. Il ne contient, du reste, rien de caractéristique. Le même registre contient une liste de reliques en la possession de cette famille et elle se termine ainsi : « item du pain saint Hubert ».
La dévotion au saint est propagée et entretenue par de nombreux livres, placards et images que le colportage ré-
1. J. W. Wolf, Beilræge znr deutschen Mythologie , t. I, p. 146.
2. Gorblet, llaoioaravhic du diocèse d’Amiens, t. IV, p. 319.