Frischbier, Ilexenspruch und Zauberbann, p
3. Voir, sur ce charme, un article de M. Reinhold Koehler dans les Verhandlungen der Berliner Gcscllschaft fin • Anthropologie , etc. t. XII (1881), p. 301-300).
4. Ernst aus’m Weerlh. JJcr Mosaikboden in S'-Gcrevn zu Cocln, etc. 1873, in-folio, p. 19-20 et pi. VII.
RECETTES ET REMÈDES PROFANES
ration dans plusieurs familles. On gratte la pierre, et la poudre qu’on obtient est mise dans du lait qu’on donne à boire au malade. Mais la pierre perdrait sa vertu, si celui qui la possède faisait payer ce service, et la nature merveilleuse de la pierre se montre en ce que malgré ce grattage, elle ne diminue pas l. Cette croyance a été transportée jusqu’en Amérique. La pierre venait de Suisse; un Italien qui l’avait apportée, l’avait vendue à un fermier du Kentucky et en vingt-trois ans, ce fermier a guéri cinquante-neuf personnes avec cette pierre. Quand une personne avait été mordue, on appliquait la pierre à la morsure; puis quand la pierre avait absorbé le poison de la blessure, on la baignait dans du lait froid et de l’eau — pour la faire dégorger — et après cela (comme la pierre de la « soupe au caillou »), elle pouvait servir de nouveau. M. Black, qui rapporte cette histoire, ajoute qu’on voit de temps à autre dans les journaux (probablement anglais ou américains) des articles sur des pierres merveilleuses de ce genre2.
La vertu qui s’a< tache à ce qui vient d’une personne exécutée par arrêt de justice (corde de pendu, sang de guillotiné, etc.) donnait sans doute sa valeur à la recette suivante : « Se faire des pilules du test (crâne) d'un pendu, pour se guérir des morsures d’un chien enragé J . »
Pour terminer avec les remèdes purement superstitieux, ajoutons que manger le gazon du cimetière de 1 église de Saint-Edren, à Llancdoyrn en Pembrokcshire (pays de Galles), passait pour guérir de la rage : Black cite un exemple d’une cure de 1848
Un des remèdes les plus fréquents en France, dans les derniers siècles (il est mentionné plusieurs fois dans les observations d’Andry), et conservé encore dans le peuple, est une omelette dans laquelle on mélange des substances
i. Communication de M. Llyvvarch Reynolds, de Merthyr-Tydvil.
‘J. Black, Folk-Medicine, p. 144.
3. Thiers, Traité des superstitions, l. I, livre V, cliap. iv.