Bollandistes, janvier, t. U, p
APPENDICE
bénit. Il n’encut pas plus tôt avalé que les démons, après l’avoir jeté à terre, furent contraints de se retirer de son corps, à la grande satisfaction de cet homme et de tous ceux qui avaient prié pour lui *. »
Brunon, évêque de Toul, guérit ses compagnons de la peste en leur donnant du vin dans lequel il avait préalablement trempé des reliques 1 2.
Un roi de France aurait recouvré de la sorte la santé par l’intermédiaire de saint Josse. « Le roi Philippe Ier, atteint depuis deux ans de la fièvre, vint à Parnes-en- Vexin invoquer le Saint. Après avoir bu de l’eau sanctifiée par le contact de ses reliques, et prié plusieurs nuits devant la châsse, le monarque recouvra la santé. Comme témoignage de ce miracle et de sa gratitude, Philippe laissa à l’église de Parnes des marques de sa magnificence 3 4 5. »
A Arras, on guérissait le mal des ardents, — c’est la même maladie de peau qu’on appelait aussi feu sacré ou feu Saint-Antoine, parce que saint Antoine la guérissait aussi, — avec de l’eau dans laquelle on faisait distiller quelques gouttes de la Sainte-Chandelle A Cette eau s’employait plus souvent à l’extérieur, mais on l’employait aussi quelquefois à l’intérieur. A Courtrai (où l’on possédait un fragment de la Sainte-Chandelle), pendant la peste de 1643, les fidèles burent ou emportèrent de cette eau la valeur de quatorze tonnes0. Celte eau, qu on appelle « eau médicale », se fabrique encore en plusieurs sanctuaires où
1. Vie de saint Ours, archidiacre d' Aoste. Aoste. 1868, p. 92.
2. D. Calmet, Histoire de Lorraine, t. II, p. 159, cité dans Raoul Rosières, Bccherches critiques sur l'histoire religieuse de la France, p. 342.