Abbé Proyait, cité par P. Parfait, o f. cil., p
EMPLOI THÉRAPEUTIQUE DES RELIQUES
l’on a des fragments de la Sainte-Chandelle. Tout récemment encore, dans un pèlerinage de 1878, une religieuse ursuline a été guérie d’une extinction de voix par la vertu de cette eau. « Le soir même, racontait le journal l' Univers , la religieuse, après avoir bu de l’eau dans laquelle on avait distillé quelques gouttes du Saint-Cierge, retrouvait la parole b »
Le Saint-Suaire conservé à Cadouin, dans le Périgord, est « celui des linges qui dans le tombeau, enveloppait la tête de Jésus ». Voici un cas de guérison opéré par ceLte relique ; ici ce que Ton infuse, ce n’est pas la relique ellemême, mais des objets qui l’ont touchée. « Un des procureurs de la confrérie du Saint-Suaire lui conseilla de se vouer au Saint-Suaire et de faire une neuvaine en son honneur, en prenant chaque jour un peu de vinaigre qu’il lui donna (au malade), et dans lequel on avait fait tremper un anneau d’argent et un cordon de soie qui avaient touché la relique. Le malade exécuta de point en point ce qu’on lui avait conseillé, et, avant la fin de la neuvaine, le serpent qui était dans son corps mourut et il en fut tout à fait délivré 1 2 3. » Ce qu’on appelle ici « serpent » était sans doute un ver, le ver solitaire.
On fait ainsi, par ce procédé, des eaux bénites particulières qui ont des vertus curatives. Ainsi « l’eau bénite de saint Ignace ; » mais « la relique qu’on plonge dans l'eau est renfermée dans un tube de verre, afin qu’elle ne se gâte pas par l’humidité ’. » Elle sert contre le choléra, les maladies contagieuses et autres infirmités. C’est par le même procédé, c’est-à-dire en plongeant dans l’eau, non la relique, mais le reliquaire, qu’on obtient « l'eau delà Sainte - Larme. » La relique dont il s'agit ici est une larme de Jésus-Christ conservée à Allouagnc (Pas-de-Ca-