‹ La rage & st-HubertChapitre 166 sur 168 · Joanne, Itinéraire de la Bretagne, éd. de 1873, p · texte numérisé non relu

Joanne, Itinéraire de la Bretagne, éd. de 1873, p

3. C’est d’après le même principe que l’on attribue des vertus curatives à l’eau dans laquelle on a fait tremper ou bouillir des pierres amulettes, telles que les pierres de tonnerre et autres; mais cela est en dehors de notre sujet.

APPENDICE

soûl exemple de reliques prises en clystère. Ce mode d’absorption est en effet moins agréable ; il est aussi moins respectueux et de grands personnages seuls ont pu se le permettre. L'exemple que nous avons trouvé est celui d’un duc d’Albe dont parle Saint-Simon, et cela nous rappelle les vers de La Fontaine racontant un trait

D’une âme espagnole,

Plus grande encore que folle.

Le duc et la duchesse d’Albe étaient à Paris avec leur fils unique qui avait de sept ou huit ans.... « Tous les vœux et les dévotions singulières que lit la duchesse d’Albe pour obtenir la guérison de son fils surprirent fort ici, jusqu’à lui faire prendre des reliques en poudre par la bouche et en lavement. Enlin il mourut, et son corps fut renvoyé en Espagne en habit de cordelier, autre dévotion espagnole. Ils furent fort affligés, surtout la duchesse d’Albe, avec des éclats étranges. Le roi leur envoya faire compliment, et les fils de France et toute la cour y fut h »

Ce sont là des pratiques qui se rencontrent dans d’autres parties du globe, car la façon dont l’homme sans culture intellectuelle comprend le monde extérieur est toujours et partout la même ; les noms seuls diffèrent. Voici, par exemple, des pratiques de l’Inde que nous fait connaître M. Barth :

Dans les sanctuaires de l’Inde, l’eau qui a servi à faire les ablutions journalières de l’image du dieu, qui est souvent de l’eau du Gange, apportée de fort loin à grands frais, est considérée comme de 1’ « eau bénite *. Dans plusieurs, quand l’image a un renom particulier de sainteté, cette eau est pieusement recueillie et bue par les fidèles. Il en est de môme de celle qui a servi à laver le lin g a (phallus), symbole de Çiva. Comme la cella où se trouve le linga est toujours fort étroite, même dans les

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