‹ La rage & st-HubertChapitre 2 sur 168 · SURVIVANCES THÉRAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

SURVIVANCES THÉRAPEUTIQUES

La rag'e doit, comme la plupart des maladies, être aussi vieille que la création. Aussi est-elle mentionnée dès l’aurore de 1 histoire. Dans 1 Iliade un guerrier grec compare Hector à un chien enragé1 2 3. Ce n’est pourtant qu'assez tard que les écrivains grecs s’occupent de la maladie, et Ilippociate n en a point parlé. Aristote, qui pourtant avait obseive tant de choses, fait, à propos de la rage, une obser- \ation qui nous étonne: « Ce mal, dit-il, cause la mort, non pas seulement des chiens, mais de tous les êtres qu’ils mordent, l'homme excepté \ » Cette étrange assertion détonne dans la littérature classique, car le virus de la rage passait pour si funeste que si seulement la salive du chien enragé touchait le corps de l’homme, celui-ci, disait-on, devenait enragé ’. Une pierre mordue par un chien enragé n était guère moins funeste que le chien lui-même : « Line pierre mordue par un chien » était un proverbe de discoïde4 , et, selon Élien, une semblable pierre, mise dans le

a in du banquet, suffisait pour rendre tous les convives furieux5.

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