Bertrand, p . 162, et Hallet, p
SAINT HUBERT GUÉRISSEUR DE LA RAGE
Entre autres exemples cités par M. l’abbé Ilallet, nous citons le plus court :
L’expérience constate cpie les personnes qui ont été taillées ou qui portent sur elles une parcelle de la Sainte-Élole, peuvent calmer, du moins pour un temps, les accès de fureur causés par la rage. Voici à ce sujet un fait arrivé il y a environ cinquante ans et qu’un témoin oculaire, médecin et bourgmestre de la ville de Saint-Hubert, m’a raconté :
Une femme atteinte de la rage fut transportée à Saint-Hubert. Les accès de la fièvre furent tellement violents, que six hommes avaient de la peine à maintenir la pauvre malade au lit. On fit venir un homme portant au front un fragment de la Sainte-Etole. Il commanda à la malade au nom du grand saint Hubert d’être tranquille. L’accès de la fureur s’apaisa incontinent pour reprendre ensuite avec intensité. Un nouvel ordre fut donné au nom du grand saint Hubert et l’accès de la rage cessa de nouveau et ne reparut plus. La femme put recevoir les sacrements des mourants et décéda peu après dans un calme qui étonna les assistants. Procèsverbal fut dressé et signé par tous les témoins1.
Quant à l’efficacité delà taille, on l’établit, après les motifs d'ordre surnaturel, par le récit d’événements où sur un certain nombre de personnes mordues parle même animal, les unes se font tailler, les autres non. Les premières qui ont « la foi des miracles » guérissent; les autres meurent.
M. l’abbé Ilallet donne, page 61, trois cas de ce genre : il en donne deux d’après le livre du R. P. Decbamps (plus tard Mgr Dechamps, archevêque de Malines), la Sainte- Etole vengée. Il s’agit de cas où plusieurs personnes sont mordues à la fois par le même animal. Les unes vont à Saint-IIubert demander la taille ou le répit et guérissent; les autres ne font rien, ou se soignent par les procédés humains; ils meurent.
Deux des cas cités ici se sont passés en Belgique; nous ne nous en occupons pas, c’est affaire aux Belges de con-