‹ La rage & st-HubertChapitre 8 sur 168 · Pline, llist. Nat., VIII · texte numérisé non relu

Pline, llist. Nat., VIII

LA RAGE DANS L’ANTIQUITÉ CLASSIQUE H

nairc, raconte une historiette, évidemment inventée après coup pour expliquer l’emploi de la « rose de chien » : « Récemment la mère d’un garde prétorien reçut en songe l’avis d’envoyer à son fils la racine du rosier sauvage nommé cynorrhodon, dont la vue l’avait frappée agréablement la veille dans un taillis, et de lui en faire boire le suc. Ceci se passait dans la Lacétanie, partie de l’Espagne la plus proche de nous. Le hasard fit que le soldat mordu par un chien reçut la lettre où sa mère le priait de suivre cet avis divin, alors qu’il commençait à éprouver de l'horreur pour l’eau : il obéit et fut sauvé contre toute espérance, ainsi que l’ont été depuis tous ceux qui ont essayé du même remède1 2. » C’est sans doute la plante dont Galien parle sous le nom à’Alyssos, litt. antirage N Au siècle dernier, la même plante figure encore dans une « omelette antihydropliobique3. » Par la même influence mystérieuse qui est dans les noms, on croit en Allemagne (et sans doute aussi ailleurs) à la vertu spéciale d’une plante que la forme particulière de ses feuilles a fait appeler « langue de chien » (en allemand Hiindsznnge , en anglais Hound' s longue, c’est le cynoglossum officinale de Linné). On croit que cette plante exerce une influence magique sur les chiens, et que

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