‹ La rage & st-HubertChapitre 98 sur 168 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

les faire bénir, et toucher à la Sainte-Étole. M. l’aumônier se prête toujours gracieusement et gratuitement à cette fonction, et îemet dans le tronc de l’église les petites offrandes que les pèlerins ont la louable habitude de faire à cette occasion. Ces offrandes sont employées à l’entretien de 1 eglise de Saint-Hubeit, dont les ressources ordinaires seraient insuffisantes, si la piété des fidèles ne lui venait en aide. '.

Ce sont les mêmes objets que nous venons de décrire d’après d’anciennes collections. Le type de la médaille a pourtant subi cette modification que l’ange apportant l’étole a disparu du sommet du tableau. De plus, l’autre sujet figuré au revers est invariablement saint Roch, avec la légende : Saint Roch , préservez-nous du choléra , ou simplement : Saint Roch , priez pour nous. Nous étions étonné de ne pas trouver plus de variété et nous demandons au marchand s’il n’avait pas saint Hubert en compagnie d’un autre saint : « Non, monsieur, nous réponditil avec emphase ; les deux vont ensemble; saint Hubert est pour la rage, et saint Roch pour le choléra. » Les mêmes médailles se font aussi en argent et en or. « Il vient des pèlerins de partout, monsieur ! De Belgique, du Luxembourg, d’Allemagne, de France, du Pas-de-Calais surtout; ceux-ci nous achètent des médailles, des cornets et des clefs en argent. Les Français sont les meilleurs pèlerins de tous ! » Et un peu après, le bonhomme, avec une humilité et une bonne foi qui arrêtaient le sourire, ajoutait : « Ab ! monsieur ! nous devons bien de la reconnaissance au grand saint Hubert, car c’est lui qui nous fait vivre ! »

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