Annales médico-psychologiques, novembre 1877, pp
de musique sacrée, à deux, trois et iiKème quatre parties'.
D'autres asiles ont cultivé surtout la musique instrumentale. Mentionnons spécialement celui de Quatre- Mares (Seine-Inférieure). Le docteur Brierre de Boismont, dans le compte rendu d'une visite qu'il fît à cet asile en 1860, dit qu'il a entendu un concert donné par les pensionnaires ; se plaçant au point de vue où nous nous mettons nous-même, il insiste sur la participation intellectuelle que les exécutants avaient dtî apporter à l'étude et à la préparation de leurs morceaux de musique, et ajoute que les exécutants appartenaient à des catégories d'aliénés très diverses.
« Les musiciens, dit-il, étaient au nom?jre de trente environ, convalescents, chroniques, épileptiques, déments, imbéciles. Chacun avait sa partie sur son instrument, et leur attention à la regarder était vraiment
remarquable Tous ces malades avaient appris à lire
la musique; un d'eux n'avait commencé ses études que depuis deux mois 2. »
Nous n'avons pas besoin d'insister davantage sur les occupations des aliénés; ce que nous en avons dit montre bien que, pour mener à bonne fin leurs travaux, pour s'acquitter de leurs diverses occupations, ils doivent avoir conservé une partie plus ou moins $ grande de leurs facultés intellectuelles, principalement de l'attention et de la mémoire. Il est impossible, en effet, comme nous l'avons dit tout d'abord, d'accomplir l'œuvre même la moins importante, sans y mettre un peu d'intelligence. Assurément le degré de cette intelligence varie; mais il nous suffît de constater qu'elle se manifeste encore.
Nous arrivons à deux espèces d'actes où la persistance des facultés intellectuelles est encore plus évi-