‹ La raison dans la folieChapitre 53 sur 84 · Annales médico-psych.olnciiques, lonio XII · texte numérisé non relu

Annales médico-psych.olnciiques, lonio XII

2. Billod, Des maladies mentales el nerveuses, loiiic IJ. p. 8^1.

écrivant au D'' Billod-ime longue lettre que celui-ci rcproiUiit, et qui porte Tempreinte évidente du délire.

Le D'' Brierre de Boismont parle d'une malade qui était atteinte de folie intermittente, avec prédominance d'agitation maniaque,- et qui, au plus fort de la crise, adressait aux magistrats de nombreuses réclamations pour obtenir sa sortie de la Maison de santé où elle était internée. Cette malade divaguait continuellement ; mais dès que les mandataires de l'autorité venaient la voir, et qu'elle se trouvait devant eux, elle s'exprimait fort sensément. A peine son interrogatoire était-il terminé, qu'elle s'en allait en riant, et disait en se frottant les mains : « Je les ai mis dedans; ce n'est pas plus difficile que cela ^ »

Le D'' Ingels a rapporté les observations de plusieurs malades du même genre ^. Le D'' Péon cite un lypémaniaque très halluciné, sujet à des accès d'excitation violente, qui, pour obtenir sa liberté, parvint pendant quelques jours à cacher son délire 3.

L'observation suivante, due au D'' Marandon de Montyel, présente un caractère mixte; elle peut être considérée comme exemple de dissimulation destinée aussi bien à obtenir la mise en liberté qu'à éviter une menace de séquestration. Il s'agit, en effet, d'une dame qui, s'étant évadée d'une Maison de santé, demandait à ne pa's y être réintégrée. La dissimul ition qu'elle tenta avait ainsi des motifs bien marqués.

Cette dame, âgée d'une quarantaine d'années, se rendit à la préfecture après son évasion et déposa une plainte en séquestration arbitraire. Rien dans son langage et dans sa tenue ne trahissait la folie. L'autorité s'émut, et le D'' Marandon de Montyel reçut mission

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