‹ La raison et le christianismeChapitre 31 sur 57 · XLIV PREFACE · texte numérisé non relu

XLIV PREFACE

Les faits établissent assez clairement, ce me semble; que les institutions religieuses du passé ne répondent plus aux besoins actuels. Le travail des siècles ne saurait être perdu.

Et d'abord la religion doit rester désormais dans son domaine, en dehors des richesses et du pouvoir, c'est la condition de son empire. Elle ne peut plus gouverner la société que par la puissance de l'attrait, qui se proportionne à sa pureté.

Ensuite les formulaires religieux d'autrefois, venant des conciles et des synodes, ne contiennent pas le remède à notre mal. Une confession doit être embrassée sans répugnance et sans réticence. 11 faut que chaque siècle affirme sa propre foi. Après tout ce qui s'est passé, une restauration durable de la religion ne peut être qu'une puissante évolution religieuse ; une création de l'esprit pénétré de Dieu. 11 faut que la Réformation recommence et s'achève, Loi'squ'on considère dans son ensemble l'état moral de l'humanité contemporaine, lorsqu'on pense à la place que la religion devrait occuper d'après sa nature, à ce qu'elle fut, à ce qu'elle est à présent, lorsqu'on compare l'état de la science en général , les axiomes , les méthodes qui régnaient lorsque nos confessions de foi s'écrivirent aux axiomes et aux méthodes que nous impose aujourd'hui l'évidence, on reste convaincu que nous en sommes aux préliminaires; on sent qu'un véritable réveil de la vie religieuse remuerait l'esprit humain dans ses profondeurs, pour enfanter une Eglise nouvelle, une pensée nouvelle.

Où la chercher? cette foi, dont le monde a besoin? Dans

1 es Védas? dans l'Islam? dans le Druidisme?— >;ûn. S'il fal-

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