PREFACE XXV
inexactitudes d'interprétation, de celles même que souvent un manque de goût et de finesse laisse s'introduire dans les éditions les plus savantes. « M. Ollé-Laprune savait et, si j'ose dire, sentait admirablement le grec, écrivait au lendemain de sa mort un de ses élèves, le si regretté Henry Michel. C'était plaisir d'expliquer avec lui un texte de Platon ou d'Aristote, d'Aristote surtout, qu'il avait étudié de près. Il y discernait et y faisait goûter les nuances les plus subtiles de la pensée et de l'expression ^.)) Très souvent, pour mieux rendre son idée propre, il recourait à des termes grecs, dont il sentait et voulait faire sentir toute la puissance expressive, toute la pureté de sens inaltérée par la banalité ou la virtuosité facile du langage courant. Ce n'était point là le jeu d'un homme qui a bien fait ses classes; non certes! C'était la conscience de l'union qu'il avait travaillé à opérer en lui entre sa pensée personnelle et ce que la pensée antique avait produit déplus