QUE CHOSE DE CEETAJ
■ Les maximes dont nous croyons avoir les convictions les « plus profondes sont-elles autre chose que de simples opU « nions? Qui nous donnera un signe régulateur, un critérium « pour discerner le vrai du faux, une mesure pour apprécier « les divers degrés de certitude? La philosophie est encore « appelée a nous présenter ce secours (elle n'a pas encore ré- « pondu à cet appel), et a nous sauver ainsi de l abîme qui « semblait nous attendre au dernier terme de nos efforts. Car « l'un demande qu'on lui prouve V expérience , un autre qu'on « prouve V évidence; ce dernier veut même qu'on lui démontre « la possibilité d'une connaissance quelconque. Chaque fois « qu^un philosophe croit poser une base plus profonde que ses • prédécesseurs, il survient à l'instant même un nouveau pen- « seur qui creuse encore plus avant , et place un nouveau « doute sous cette base (Histoire des systèmes etc. , tom. I.) », \oila donc les deux écoles les plus opposées, l'école spiritualité et l'école matérialiste, s'accordant dans la même pensée et dans la même confession sur la stérilité, sur l'impuissance de la philosophie de tous les temps, et particulièrement des trois siècles précédents , a établir une seule vérité, et même le signe pour distinguer la vérité et la possibilité de son existence. Quand on a contre soi une pareille expérience et de tels aveux on ne devrait pas être si fier, ce semble, que de vouloir tout référer a la raison, et l'établir pour seul juge de toute vérité
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