‹ La raison philosophique et la raison catholiqueChapitre 51 sur 98 · La raison philosophique moderne, fille · texte numérisé non relu

La raison philosophique moderne, fille

« de ta viande crue. Ces hommes affamés se jetteraient dessus « comme des bêtes fauves, et ils nous laisseraient tranquilles. » C'est donc aux instincts de la brute que le protestantisme a ravalé un peuple aux instincts nobles et élevés, à l'esprit profondément religieux, aux vertus qui lui avaient valu le surnom de PKI PIE D'ANGES; Angli angeli :Satnt Grégotbe, ÉpU.).

comme on Ta vu , du protestantisme, marche dans la même voie, et n'y est pas plus zélée pour répandre dans la multitude la vérité. Il est impossible d'admettre que des gens de beaucoup d'esprit et de science, tels que certains philosophes, croient vraiment ce qu'ils disent, et attachent une importance sérieuse à leurs systèmes, à leurs opinions. Non, non, cela n'est pas, cela ne peut pas être. Ils en connaissent, il en sentent, mieux que les autres, le vide, l'erreur, l'absurdité, le danger et le ridicule. Pour quelque imbécile de bas étage, minoram gentium, qui se range de bonne foi du côté de la philosophie , on trouve par centaines des hypocrites, pour qui la philosophie rationaliste n'est qu'une affaire d'argent et de vanité. On peut s'en convaincre en voyant le cynisme avec lequel ils rient, ils se moquent entre eux de leurs propres doctrines, l'effronterie avec laquelle ils les changent du matin au soir, la facilité avec laquelle ils en font bon marché contre des places lucratives ou des positions qui leur donnent le pouvoir. Leur sentiment le plus commun, c'est l'absence de toute conviction, de toute certitude dans leurs opinions; ils savent bien que la vérité n'est pas dans leur bagage , et que s'il y a de la vérité au monde , de la vérité vraie, de la vérité certaine, de la vérité immuable, elle n'est que dans le catholicisme.

Voyez cependant le zèle infernal, la persévérance, l'obstination satanique, avec lesquels on

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