‹ La raison philosophique et la raison catholiqueChapitre 90 sur 98 · TROISIÈME CONFÉRENCE · texte numérisé non relu

TROISIÈME CONFÉRENCE

LA RAISON PHILOSOPHIQUE DANS LES TEMPS MODER- NES l85

§ 1. Exorde. Explication du prodige de la multiplication des pains. Les restes du pain et du poisson miraculeux demeurés aux mains des apôtres, figure de la Vérité et de la Grâce demeurant dans l'Église. Impossibilité d'avoir le pain de la Vérité hors de 1 Eglise. C'est dans cette impossibilité que s'est placée la Raison philosophique moderne. Sujet de cette conférence H.

& 2. Première partie. Les deux premières phases de la philosophie moderne. Quatre phases que, d'après un philosophe célèbre, a toujours et partout parcourues la philosophie inquisitive. Cette philosophie condamnée et flétrie par le même philosophe. Ces phases sont : 1° la Séparation du dogme religieux; 20 la Discussion; 3° la Négation ; 40 la Déception. Ce sont les phases qu'a parcourues la philosophie purement rationnelle dans les quatre derniers siècles. 188

§ 3. La philosophie moderne fille du protestantisme. Saint Thomas le plus fort boulevard du catholicisme. L'Évangile le reflet de la personne de Jésus-Christ. L'Évangile dans les conciles généraux. Dans celui de Trente on y a mis en face la Somme de saint Thomas. Rage des protestants contre la doctrine de ce grand docteur. Persécution excitée par eux contre la philosophie chrétienne, sous le nom de philosophie scolastiquc 190

§ 4» Les philosophes catholiques, adoptant les calomnies des protestants contre la philosophie chrétienne, avec le jargon scolastique, en abandonnent aussi les doctrines. Facilité et importance du langage scolastique. La philosophie moderne a aussi son jargon, qui n'est pas plus agréable. Insolence et injustice avec lesquelles dans des écoles catholiques même on a traité la scolastique. Regret que M. de Ronald lui-même ail adopté ces préjugés et ce langage. De là un enseignement philosophique en dehors de l'enseignement religieux. Ce fut le travail du seizième siècle ; travail de séparation.. . 193

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$ ô. Seconde période de la philosophie moderne, la période de la disccssion au dix-septième siècle. Son premier caractère, Tarrogance 199

§ fi. Second caractère de la philosophie moderne à l'époque de la discussion: Les divisions. Tentative ridicule de Gellius eu Grèce, renouvelée par le roi de Prusse en Allemagne, de réunir les esprits divisés dans une croyance commune, tout en laissant intacte la liberté de penser. Renouvellement des trois grandes divisions de la philosophie grecque : du Sensualisme par Bacon, du Dogmatisme par Descartes, du Rationalisme par Leibuitz. Ces divisions enfantent d'autres divisions ■ 200

§ 7. Troisième caractère de la philosophie moderne à sa seconde époque, la stérilité. ><~ou-seulement ne trouva-t-elle aucune vérité inconnue (dans Tordre intellectuel et moral) , elle ne trouva pas même aucune démonstration nouvelle des vérités connues. Tout ce qu'il y a de vrai et de solide dans ses écrits, volé aux Scolastiques. Les publicisles protestants, en particulier, n'ont fait qu'exploiter la Somme de saint Thomas et son admirable Traité des lois 2o5

§ 8. A cette même époque de la discussion, la philosophie moderne n'a fuit que renouveler tous les systèmes de la philosophie grecque touchant l'union de l'âme humaine avec le corps et Yorigine des idées , sans avoir rien défini 208

§ 9. Sur la question de la certitude aussi , elle , n'ayant fait que ressusciter les six systèmes de l'ancienne philosophie rationnelle, n'a abouti qu'au scepticisme ; et après avoir entièrement démoli la philosophie démonstrative, elle n'a laissé derrière elle que des ruines.. 211

§ 10. L'apostasie du génie. Le doute philosophique et conditionnel du dix-septième siècle se change en doute religieux et absolu. Conséquences funestes de ce système avouées par ses partisans eux-mêmes 216

§ 11. Seconde partie. Lrs deux at très phases de la même r-HiLOsor-HiE. Troisième époque de la philosophie moderne, l'époque delà négation au dix-huitième siècle. Tableau de cette époque philosophique : toute vérité v fut niée avec toute religion. La' déesse de la raison. La raison finissant par se renier elle-même 219

§ 12. L'idolâtrie des philosophes du dix-huitième siècle. ï:;,) et ses horreurs, attribués à la Raison philosophique par un philosophe lui-même. En revenant, en apparence, sur ses pas, la Raison philosophique n'abandonna pas ses principes, et enfanta la philosophie de décettion. C'est le caractère de la quatrième époque de la philosophie moderne au dix-neuvième siècle 224

^74 I.VKLE AiVALYTIQI. h.

§ i3. La philosophie actuelle trompeuse par rapport a ><m origine. En France, elle a été présentée comme une philosophie originelle, tandis qu'elle n'est que l'ensemble monstrueux des absurdités de la philosophie allemande, habillées à la française. Tort que se donnent les Français en se faisant imitateurs des étrangers, pouvant être originaux et n'ayant besoin que d'eux-mêmes pom être grands -2:

§ 14. La philosophie actuelle trompeuse aussi par rapport a ses 1 1 \i>v>-c es. Sans Dieu et contre Dieu, son prétendu spiritualisme n'est que l'idolâtrie de 1 homme ■■ ;<>

§ i5. La philosophie actuelle trompeuse enfin par rapport à ses ttisi r tats. La misère de ces résultats constatée par un de ses plus fanatiques historiens. Celte philosophie du choix n'a choisi rien de vrai, de certain et de solide. Sa pitoyable doctrine sur Vdme. Un philosophe affirmant qu'on ne'peut pas encore aborder la question de Y immortalité. Qu'est-ce que cela signifie ? Probabilité et souhaits (pie ce philosophe se soit converti à la mort ■ ! 1

§ r6. La philosophie actuelle n'a rappelé Dieu qu'eu apparence. Elle n'est que la continuation de la philosophie athée du dix-huitième siècle, avec l'hypocrisie de plus

§ 17. Sa doctrine par rapport à Dieu n'est que le Panthéisme ou l'athéisme déguisé. Convenance de préférer le Dieu du catéchisme au Dieu de cette philosophie. Ne voulant pas du panthéisme, quelqu'un a dit que Dieu n'est au un moi ; un autre, que Dieu n'est uue le mal. Horreur de ce blasphème. Prière à Dieu de le pardonner à l'ignorance et de faire connaître qu'iV n'est que, le Bien 2u<j

§ 18. Horribles conséquences de la philosophie moderne. La chute de l'homme en lui-même. L'état social actuel. Qu'est-ce que la postérité dira de la philosophie et des philosophes de notre siècle ? 2 '» '

§ {9. Troisième partie. Réflexions pratiques. Application de la parabole de X Enfant prodigue au philosophe chrétien qui a abandonné l'Église a j i

§ >.o. Description des doutes, de la misère, de la faim de l'esprit de ce philosophe. Nécessité pour lui de prendre la résolution de revenir à l'Église »4 s

§ 21. Encouragement à cette résolution. Bonheur de ce retour pour la vie et pour la mort 2 j \

Note A. Aveux de l'école sensualisle et de l'école spiritualiste sur la stérilité et l'impuissance de toute philosophie qui se sépare de la religion 2J4

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