‹ La rançon: comédie en trois actesChapitre 39 sur 63 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

Ce léger défaut que tu as ne Test pas particulier, tout le monde Ta autour de nous, tout le monde prétend vivre grandement, sans s'informer si la chose est possible. C'est un travers général.

HENRIETTE

Il a fait un joli temps aujourd'hui. J'étais furieuse que ce fût mon jour, parce que, sans cela, je aérais sortie.

JEAN

Tu n'as pas eu d'autre visite que celle de madame Leblanc?

HENRIETTE

Oh I si. Devine qui est venu me voir.

Je donne ma langue aux chiens tout de suite.

HENRIETTE

Valentine, tu sais, mon amie Valentine, qui était h Rio, et qui, h propos de notre mariage, nous écrivit cette charmante lettre que je te fis lire.

JEAN

Ah! oui, je me rappelle. Elle est à Paris ?

HENRIETTE

Oui.

JEAN

Et elle est venue aujourd'hui ! Gela t'a fait plaisir?

HENRIETTE

Oh î un plaisir, nous étions si grandes amies, nous nous aimions tant.

JEAN

Que tVL-elle appris de nouveau?

HENRIETTE

Elle vient se fixer à Paris pour un temps. Noui pourrons nous voir souvent, ce sera pour nous ûm relations bien agréables. Elle ,esb si gentille, si gaiej si sans façons. Avec elle on est de plain pied tout d^ , suite.

Elle est satisfaite de son séjour au Brésil ?

HENRIETTE»

Très satisfaite.

JEAN

Ce qui ne Tempêche pas d'être fort heureuse de revoir Paris.

HENRIETTE

Naturellement.

Jean, pendant ces dernières phrases, a tiré une cigar^te de son étui, Ta mise à sa bouche et frotte une allumettf . '

HENRIETTE

Tu vas fumer ?

JEAN

Oui.

HENRIETTE

C'est doac bira bon?

JBAH«

PeuJt! C'est un6 habitude. Ça t'eBnu|e qnf je fume? , . Ci;

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