‹ La rançon: comédie en trois actesChapitre 40 sur 63 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

HENRIETTE

Oh! da moment que ça te fait bien plaisir.

JEAN

ÇaVennuie?

HENRIETTE

Tu sais bien que je n'aime pas te. voir fumer ^u salon.

JEAN, remettant sa cigarette.

Je rentre raa velléité. Ça n'est pas plus difficile que ça. /

HENRIETTE

Elle va partir aux bains de mer, Valentine.

JEAN

Pas encore, je suppose, nous sommes à peine en mai, et le matin il fait un froid de loup.

HENRIETTE

Oh ! non, ati moment de la saison» en juillet.

JEAN

Et oùira-t-elle?

HENRIETTE

ATrouville.

Ahlahl

HENRIETTE

Tu ne sais pas ce qu'elle m'a proposé.

JEAN

Non.

HENRIETTE

Elle m'a proposé de m'emmener avec elle à la mer.

JEAN

Et qu'est-ce que tu as répondu?

HENRIETTE

Que je te consulterais.

JEAN

Tu sais bien que ce n'est pas possible.

Pourquoi ça?

JEAN

Parce qu'il y aurait là une occasion de dépenses bien au-dessus de nos moyens.

HENRIETTE

Oui, je sais bien, mais comme je suis une femme très raisonnable, je n'ai accepté personnellement, sous la réserve de ton approbation, que parce que les conditions de ce voyages sont tentantes.

JEAN

Quelles conditions ?

HENRIETTE

Voilà ce que Valentine m'a proposé : je n'aurais

à payer, pour tous frais, que le voyage par chemin

de fer, aller et retour et les quelques toilettes indis-

. pensables. Je vivrais avec eux, en famille, sans

aucune dépense de ce chef.

JEAN

A leurs crochets, alors ? *

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