ACTE DEUXIEME 6'I
HENRIETTE
Ohl mon ami, la vilaine expt^ession !
Cet arrangement ne te choque pas?
HENRIETTE
Est-ce que ça te choque d'aller dîner en ville?
JEAN
Ce n'est pas la même chose. Un repas que je reçois en appelle un que je donne.
HENRIETTE
Eh bien I mais nous trouverions bien certainement une façon de nous acquitter vis-à-vis de Valentine. ^ Nous la recevrions chez nous. Certes nous resterions toujours ses obligés, parce que nos réceptions seraient bien au-dessous des siennes. Mais s'il fallait calculer si étroitement, on ne verrait jamais perspnne. Cet argument-là lî'a pas de valeur.
JEAN
Du moment que tu vois de cette façon je Ji'ai rien à dire.
HENRIETTE
Alors, c'est accepté ?
JEAN
Accepté, accepté! Il y aura encore des dépenses à faire qui seront considérables, relativement. Ne parlons pas du voyage, ça c'est insignifiant, mais les toilettes! Trouville est un endroit très chic, il faudra que tu aies de fort jolies robes, et dame, quand on va dans le grand, ça coûte les yeux de la tête. 11 faut songer à cela aussi. ^ :.
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HENRIETTE
Oh! J'ai fait le calcul, il faut compter de six h jpt cents francs, pas plus.
JEAN
Tu vois. Et nous qui comptions dépenser pour Dtre voyage de vacances environ mille francs, ça it dix-sept cents francs, ce n'est pas possible, est tout juste si nous joignons les deux bouts, DUS nous mettrions dans les dettes, et quant à cela ne le veux pas.
HENRIETTE
Alors?
JEAN
Alors, il faut renoncer h cette idée qui est tout à it impraticable.
HENRIETTE
C'est bien, je le dirai à Valentine.
JEAN
Tu ne m'en veux pas, au moins. Tu vois toi-même le la chose n'est pas possible.
HENRIETTE
Je n'ai rien à dire, tu as opposé ton veto, tu es le altre.
JEAN
Mais enfin raisonnons.
HENRIETTE
Je n'ai pas à raisonner, je n'ai qu'à me soumettre. le va chercher une tapisserie, et se met à travailler sans desserrer les dents. Jean a suivi des yeux tout son manège,