ACTE DEUXIÈME
HBNRlETTE, l'embrassant.
Vrail tu consens! Ohl que ta es gentil ! que je t'aime, mon cher Jean !
JEAN
Tu vas me faire risette, maintenant?
HENRIETTE
Oh! oui.
JEAN
Regarde un peu, tu avais déjà les yeux tout rouges.
HENRIETTE
C'est que ça m'ennuyait tant de ne pas y aller I Ohl je te remercie, tu sais, les paroles ne sont pas suffisantes pour exprimer le sentiment que j'éprouve. Tu verras, tu n'auras pas à te repentir de la permission que tu me donnes. Je ferai toutes les économies possibles.
JEAN
Ah! oui, une fois là-bas, il faudra être bien sage. Notre bijdget est si peu élastique.
HENRIETTE
■ On rattrapera bien vite ce que j'aurai dépensé làbas. D'abord on peut rogner sur le voyage de vacances. Au lieu de dépenser mille francs, on peut n'en dépenser que cinq cents. Pense, ça me fera deux voyages.
JEAN
A toi, oui, mais à moi ?
HENRIETTE
Ah! c'est juste. Alors on s'arrangera autrement.
' ' -" ^-Ti^Ji ^f^l^^lfmz,^^A
Il faudra bien.
HENRIETTE
Tu travailleras le soir. Qu'est-ce que tu ferais, pendant que je ne serai pas là ? Tu t'ennuierais.
JEAN
Oui, nous verrons. Tu es contente, c'est l'important, et tu m'aimeras bien ?
HENRIETTE
Obi pour ça, oui. (Elle lui prendles mains.) Tu vois comme c'est simple d'être heureux.