SA AO
à un même moment de l'évolution de l'affection, semblent
montrer qu'elles dépendent davantage de la manière dont le sujet réagit vis-à-vis du virus, encore ‘inconnu de la M. I, que la période de la M. I. à laquelle l’examen est pour la première fois pratiqué.
Les taux d’agglutinines les plus élevés, observés ailleurs que dans da M. I. étant de 1/640, alors que le taux le plus bas dans la M. IL. est de 1/80, nous retrouvons la zone de chevauchement entre réactions négatives et réactions positives ‘que M. DEMmANCGHE avait signalée. C'est là une raison de plus pour procéder chaque fois aux épreu- ves d'absorption avant de déclarer une réaction positive ou négative.
En accord avec les résultats obtenus par Davipsonn, M. DEMANCHE et M. SoniER, nous avons toujours vu dans la M. I. les agglutinines anti-mouton être absorbées complètement par les globules de bœuf.
Quant à l'absorption des agglutinines anti-mouton par extrait de rein de cobaye, toujours nettement inférieure à celle des globules de bœuf, nous l’avons trouvée nulle dans 43,7 % des cas, alors que dans 56,2 % des cas elle était de 67 %. Nos résultats sont donc conformes à Ceux de M. Demance et de Davipsonx qui signale l'avoir ren contrée au taux maximum de 69 %.
Dans tous les cas où la R. A. a été positive, nous avons constaté —— au moins à un moment de l’évolution de l’af.
fection — les signes cliniques et hématologiques caractéristiques de la M. I.
C. Les REACTIONS D'AGGLUTINATION NEGATIVES DANS DES SYNDROMES CLINIQUEMENT TRES VOISINS
Il est des cas enfin se présentant comme des M. IL. dans lesquels cependant le résultat de la R. A. contraste avec
les signes cliniques et hématologiques.
1. Observalions du Service des Contagieux du Val-de-Grâce et de l'Hôpital Desgenettes
M. Sonier a recueilli à cet égard un certain nombre d'observations caractéristiques. d
L'une d'entre elles a été publiée par MM. Sonrer, Par- NET et BERNIER en 1939.
Il s’agit d’un malade qui avait présenté une angine érythémato-pultacée avec fièvre à 39, adénopathies douloureuses cervicales puis généralisées. G. B.: 16.100, mononucléose à 82 %, Les signes généraux, l’angine, les adénopathies cèdent en 4 jours, mais les modifications hématologiques subsistent. Quatre R, A. demeurent négatives.
OBSERVATION 65 (Hôpital Desgenettes), — Gros L... Début le 4 avril par dysphagie et adénopathies. Entre à l'hôpital le 7 avril. A l’entrée : angine pseudomembraneuse, œdème de la luette,. adénopathies généralisées, splénomégalie par
pable.
JM, A B C G. B. PL TM MED ACT Fou a Ge 7e 40 87 100 47 47 Al 1 12e 40 100 100 5.400 52 37 9 2
OBSERVATION 80 (Hôpital Desgenettes). — Maint.…. Début : janvier 1941 par : toux, expectoration, asthénie, sueurs nocturnes, pas d’adénopathie, Radiographie, bacilloscopie . né-
gatives.
A Pis
En avril apparition d’une micropolyadénopathie ; ni angine, ni éruption. En mai, entrée à l’hôpital : la micropolyadénopathie persiste, pas de splénomégalie, pas de température, Examen somatique négatif. Radiographie, bacilloscopie toujours négatives. Mononucléose importante. R. A. négative.
DA MAO BA CG Pr PEMm-Mi:Lbe CT 70 Te
Ce
L'interprétation de ces observations est délicate. Cependant l'extinction rapide d’une R. À. douteuse contrastant avec la persistance prolongée de la positivité de la R. A. dans tous les cas typiques de M. I. — lors même de la disparition des signes cliniques et hématologiques — nous font hésiter à classer ces observations dans le cadre de la M. TI.
2, Observations du même ordre signalées dans la littérature médicale
MM. GounELLE et FoLLiN ont publié un cas de forme adénopathique inguinale chez lequel 3 R. A. ont été négatives.
MM. PE. Weizz et AscHkENAzY rapportent 2 observations dont les signes cliniques et l'examen hématologique en imposaient pour des M. FI. Les anamnestiques, le fait surtout que la R. A. a toujours été négative, font qu'il est préférable de porter le diagnostic d’adénolymphoïdite
aiguë bénigne symptomatique, consécutive dans un eas à
2 biere
un impétigo de la face, dans l'autre à une angine pseu-domembraneuse.
M. DEMANCHE signale par ailleurs l'observation d’un enfant de 19 mois, hospitalisé dans le service du D' CATHALA, et qui présenta, en même temps qu’une angine érythémateuse simple, des adénopathies cervicales, inguinales, axillaires, une splénomégalie, une hyperleucocytose, avec mononucléose à 79 %. R. A. négative,
Plus récemment M. R. CLEMENT et Mile J. DEeLcox ont rapporté l'observation suivante : |
H s’agit d’un enfant de 7 ans qui avait présenté une hyperplasie généralisée des différents éléments du tissu réticuloendothélial avec polyadénopathie, hépato-splénomégalie ; une leucocytose légère avec mononucléose ; un syndrome infectieux grave. L’affection aboutit à la guérison après radiothérapie et sulfamidothérapie.
La gravité des symptômes, l'intensité de La prolifération réticulo-endothéliale, notamment le volume du foie et de la rate et de toutes les masses ganglionnaires, l’existence d’une anémie notable, la notion surtout d’une R. A. négative avaient permis d'éliminer cette affection du cadre de la M. L
Nous verrons plus loin quelles hypothèses on peut formuler pour expliquer ces discordantes entre les signes cliniques et hématologiques qui conduisent au diagnostie de M. I. et le résultat négatif de la R. A.